‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 184 sur 228 · A5. — SUIES. — GENDRES DE PICARDIE · texte numérisé non relu

A5. — SUIES. — GENDRES DE PICARDIE

La suie est connue depuis fort longtemps comme un engrais utile, elle renferme en effet une petite quantité de matières azotées. Sinclair conseillait de la répandre en couverture sur le seigle ou le froment à Ja dose de 18 hectolitres par hectare. En Flandre, c'est particulière-

ment sur les semis de colza destinés au repiquage qu'on applique cet engrais, auquel on attribue la propiiété de préserver les jeunes plants de Tattaque des insectes. Schwarz attribue à la suie, et particulièrement à la suie provenant des appareils de chauffage dans lesquels on' brûle la houille, les effets les plus avantageux sur la culture du trèfle. ^ On donne le nom de cendres de Picardie au résidu de la combustion des tourbes pyriteuses qui s'échauffent et se consument lentement au contact de l'air; ces cendres sont utilisées sur les prairies. Les cendres vitrioliques, résidu du lessivage des lignites pyriteux et alumineux qu'on exploite pour la fabrication de la couperose, sont analogues aux cendres de Picardie, et employées avec un égal succès en agriculture. A Forges-les-Eaux, les terres pyriteuses lessivées sont mêlées avec un quart de leur poids de cendres de tourbe.

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