‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 203 sur 228 · INFLUENCE DE LA POTASSE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA POTASSE

de jus, 10,6, — 11,1, — 10*8 de sucre, et la parcelle où Tofi navait pas mis d'engrais a porté des betteraves renfermant 10,8 des ucre pour 10^ de jus. Les betteraves venues sur les engrais de potasse étaient plus riches en cendres que celles qui n'avaient pas reçu ces engrais ; or, on sait que c'est là une condition défavorable à l'extraction du sucre.

» Les cultures de 1867, établies sur une autre terre, celle des 26 arpentSy ont donné des résultats à peu près semblables. La moyenne des parcelles qui ont recules engrais minéraux est de 10,1 de sucre pour 100 de jus, celle des témoins de 9,7, et il paraît impossible d'affirmer que ces 0,& de différence sont dus à l'emploi des engrais alcalins. Si l'on* réunissait les expériences des deux années 1866 et 1867, on trouverait que les parcelles qui n'ont pas reçu d'engrais de potasse présentent une richesse moyenne en sucre de 10,3, tandis que les betteraves amendées avec les engrais chimiques donnent 10,15. On conclura donc aisément que les sels de potasse n'ont eu aucune influence sur la production du sucre. »

Dans les expériences faites à Grignon, on n'a pas trouvé non plus que les engrais de potasse aient eu de l'influence sur la sécrétion de la fécule dans les pommes de terre.

Les agronomes allemands avaient cru trouver un remède à la terrible maladie qui ravage les cultures des pommes de ten^e, dans l'emploi des engrais de potasse (voyez notamment les Ijois naturelles de C agriculture y par le baron Justus de Liebig), mais les expériences faites à Grignon ne sont pas venues confirmer cette manière de voir. Après la récolte de 1866, les silos disposés à la fin d'octobre, et ouverts le 20 février 1867, ont donné, sur 100 kilogr. de tubercules, pour les lots provenant des parcelles amendées avec les engrais de potasse, 2kii^8, — 2k",5, — 2"ï,2, — 3k»,3, — 2"«,5, — 2^1,6 atteints de la maladie ; tandis que les lots provenant des parcelles qui n'avaient pas reçu d'engrais accusaient, pour 100 kilogr., 2 kilogr. et 2"*", 2 de pommes de terre malades.

En 1867, on avait cultivé la variété Marjolin, précoce et sujette à la maladie ; mais la maladie ne se déclara dans aucun des silcs, de façon qu'il fut impossible de reconnaître l'influence qu'auraient exercée les engrais de potasse.

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