KAL
éTaporée.
BAPrORT
de l'accroissement
à l'évaporation.
là 110 là 94
là 63
1 à 52 là 214
là 46
Dans les expériences précédentes, le n® 6 est celui qui a manifesté le plus grand accroissement pour la quantité d'eau évaporée; mais le quatrième présentait la végétation la plus luxuriante, et c'est aussi
celui qui a évaporé la plus grande quantité d'eau par rapport à son poids.
La plante qui reçut de Teau distillée s accrut très-médiocrement, tandis que celle qui avait reçu la terre de jardin présentait au contraire une croissance plus active.
Expérienees do Haies. •— On doit à Hales de nouibreuses et intéressantes observations sur la puissance évaporatoire des feuilles; il les publia en 1727, dans le premier volume de ses célèbres Essais statiques. Celles qui ont plus particulièrement trait au sujet que nous étudions se trouvent dans le premier chapitre, intitulé : <r Sur la quantité d'humidité absorbée et évaporée par les plantes et les arbres, m La plus célèbre expérience de Hales fut faite en i 724 sur un beau pied di Helianthus arrivé à toute sa croissance, qui avait plus d'un mètre de haut et qui avait été planté encore jeune dans un pot à fleur, précisément pour servir aux expériences.
La terre était recouverte d'une lame métallique portant une ouverture par laquelle on pouvait faire couler Veau d'arrosement; deux pesées faites chaque jour indiquaient quelles étaient les quantités d'eau que la terre perdait par l'évaporation. On trouva que la plante transpirait en moyenne 220 grammes d'eau par jour de douze heures; le maximum fut de 330 grammes. Les expériences de Hales portèrent également sur un chou, une vigne, un jeune pommier et un oranger. Le résultat de ces expériences est réuni dans le tableau suivant :
Rapport Surface Ean ilu l'évaporntijn
ontitMV t'vaport^c A la surfuc»*
•les feuillei. enlSheiires. de la plante (1).
r.ent, carrt-s. (•ram. «
Ilcliaiilhus 35 100 220
Chou 17100 209
Vigne 11375 60,5 —
Pommier 9 833 99 —
Oranger 15 974 113,3 JL
La conclusion pratique tirée de ces expériences fut que le chou évapora la plus grande quantité d'eau et l'oranger la plus petite. En répé-
M) Nous avons pris les rapports donnes par l'auteur anglais; ceux qu'on trouverait en calculant les nombres inscrits dans le lableau sont un peu différents, à cause de petites inexactitudes résultant des conversions des mesures anglaises en mesures françaises.
tant ces observations sur d'autres plantes. Haies trouva que dans tous les cas les arbres verts évaporent moins d'eau que les arbres à feuilles caduques.
A l'instigation de Haies, une autre série d'expériences fut faite par Miller, en 1726, au jardin botanique de Chelsea. Elles portèrent sur un bananier, sur un aloès et un jeune pommier : on trouva que les plantes évaporaient plus le matin que dans l'après-midi, qu'elles absorbaient très-souvent de l'humidité par les feuilles pendant la nuit (1), et que la quantité d'eau évaporée était en général proportionnelle à la température du jour.
Bien que Bonnet et Duhamel du Monceau aient publié, au x viii' siècle, des travaux qui ont trait aux fonctions des feuilles, on ne trouve, ni dans les Usages des feuilleSy ni dans la Physique des arbres^ ouvrages remarquables l'un et l'autre, aucun travail digne d'être mentionné au point de vue de l'évaporation.
Travaox de «oettard. — II n'en est pas de même des expériences insérées par Guettard aux Mémoires de V Académie des sciences de 1748 et 1749. Son mode d'observation, que j'ai suivi plus tard, sans me douter que je ne faisais qu imiter ce naturaliste, dont la réputation est loin d'atteindre le mérite, consistait à enfermer pendant un certain temps des feuilles adhérentes aux plantes dans des ballons de verre qui étaient ensuite pesés avec soin ; on déterminait le poids des feuilles, et l'on pouvait ainsi savoir ce qu'une certaine quantité de feuilles avait fourni d'eau dans les circonstances variées où avait lieu l'expérience.
Guettard ne tarda pas à reconnaître que les plantes évaporent plus d'eaU pendant le jour que pendant la nuit, et qu'il fallait qu'elles fussent directement frappées par les rayons du soleil pour atteindre leur maximum d'évaporation.
L'influence de ces rayons est particulièrement marquée dans l'expérience suivante : t J'ai mis trois branches de la morelle grimpante ordinaire, ou Dulcamaraj en expérience le 10 septembre, à sept heures du matin, et on les a retirées le 16 à pareille heure, ce qui fait six jours. Le ballon dans lequel une des branches était placée était à découvert ; celui de la seconde était à l'ombre d'une serviette portée sur quatre pieds, auxquels les quatre coins de la serviette étaient noués ; la serviette de la troisième était appliquée dessus. La branche du ballon
(1) D*aprè8 M. P. Ducharlre, les plantes n'absorbent pas l'humidité par leurs feuilles. [Compt, rend,, 4858,t.XLVL p. 205.)
découvert avait transpiré 82'%83, elle pesait lâ'^iS; celle du ballon qui était seulement à Tombre pesait 13«%39, et elle avait donné, par la transpiration, à3«%92 ; celle dont le ballon était exactement couvert n'avait transpiré que 14 grammes, et elle pesait 13*%àl . On voit donc que celle de ces branches qui a été privée le plus des rayons du soleil a moins transpiré, puisque les branches qui étaient dans les ballons couverts ont donné beaucoup moins de liqueur, quoiqu elles pesassentdavantage.Jene m' attendais pas cependant àavoir une différence si considérable entre le poids de la liqueur transpirée de la branche du ballon qui était à Vair libre et de celle que contenait celui qui était seulement à Tombre; je pensais que Fair, en circulant autour de ce ballon, ne devait pas être beaucoup moins chaud que celui qui entourait l'autre ballon, et lorsque je vis le résultat de l'expérience, je m'imaginai que Faction immédiate du soleil pouvait Être nécessaire pour augmenter la transph'ation, et qu une plante qui serait dans un lieu plus chaud, mais privé des rayons du soleil, pourrait transpirer moins qu'une qui serait dans un endroit plus froid et qui recevrait ses ravons. )>
En vernissant la surface supérieure des feuilles d'une branche et la face inférieure des feuilles d'une autre branche, et en exposant les organes ainsi disposés à l'action du soleil, Guettard reconnut que la surface supérieure évapore plus d'eau que l'inférieure.
Nous verrons plus loin que nos observations confirment de tout point celles que nous venons d'exposer, mais qu elles démontrent ce que Guettard ne fait que soupçonner, à savoir, que c'est la lumière qui est la cause déterminante du phénomène d'évaporation.
Travaux de H. i<awes. — On doit au célèbre agronome anglais M. Lawes une importante série d'expériences qui portèrent sur de jeunes arbres appartenant aux espèces suivantes : frêne, mélèze et sycomore, qui avaient une touffe de petites branches, tandis que les deux épines-vinettes, les lauriers et l'if étaient en buisson {Evaporation of evergreen and deciduom trees^ from theJourn.of the Hortic, Soc. of. London, 1851, vol. VI, part. 111 et IV, Qithe Rothamsted MemoirSy vol. 1). Les plantes furent placées dans des pots qu'on pesa régulièrement, de façon à déterminer la quantité d'eau évaporée pendant une période d'une semaine ; on arrosait autant qu'il était nécessaire. Les résultats obtenus sont insérés dans le tableau suivant :
NOUS DES PLANTES
Sapin
Lftarter de PortagÂl
^ine-Tioette i feaiUes persistantes. • .
Hofu
Laurier eomaran
Chêne Tert,
Mélèie
Chêne
Épine-vinette i feuilles caduques
Frêne
Sycomore
POIIW
dei plantes-
du îi déc.
au 24 arril.
Rr.