PLANTS
entière.
22 mars 1859 . .. 2 avril ,
6 mars
6 juin • . .
20 juin
Les commentaires sont inutiles ; il est bien évident que tandis que sur 1000 grammes d'acide phospfaorique contenus dans la plante le 22 mars, les feuilles en accusaient A50, et les tiges ajoutées aux .sommités des rameaux 3^5^ au 6 juin les feuilles en contenaient 25 grammes, et le haut des tiges et les sommités des rameaux 860 grammes. 11 est donc certain que l'acide phosphorique passe d'un point de la plante à l'autre.
M. Carreau a fait en 1859 des observations dans le même sens que les précédentes ; il a reconnu que les cendres des axes et des jeunes feuilles, des bourgeons, sont riches en acide phosphorique au premier printemps, mais qu'au contraire les tiges herbacées, après maturation des graines, donnent des cendres qui n'en renferment plus que de faibles proportions.
Les mêmes faits s'observent pour les pois. M. Corenwinder a trouvé, dans de jeunes tiges de 7 centimètres de hauteur, 27,46 d'acide phosphorique pour 100 de cendres, et, après maturité des 'graines, il a trouvé, dans les cendres des tiges sèches, acide phosphorique A,Ai pour 100.
Dans les cendres de jeunes fèves dont les deux premières feuilles seulement étaient épanouies, il a trouvé 2i,62 pour 100 d'acide phosphorique, et seulement des traces dans ces mêmes tiges après maturité des graines.
La migration de l'acide phosphorique, son transport d'un organe à l'autre, n'est donc pas douteuse. On pourrait citer des faits tout aussi concluants relativement à la migration de la potasse, car, en général, il ne reste dans les vieilles feuilles que les éléments minéraux solubles
dans Teau chargée d'acide carbonique, mais insolubles dans l'eau pure, qui s'y sont déposés par Tévaporaiion ou la décomposition de l'acide carbonique. C'est ce qui apparaît notamment dans les analyses du docteur Zoeller insérées page 76.
nigration dcw priocipcs asotéii. — Il v a longtemps que les cultivateurs ont observé que lorsqu'on laisse monter un fourrage h graine pour récoller celle-ci séparément, il a une valeur nutritive beaucoup moindie que s'il avait été consommé avant la formation et la maturité des gi^ains. Cette ancienne observation de la pratique se trouve justifiée par les travaux récents sur la maturation du blé et du colza, de M. Is. Pierre, que nous citons plus haut.
Dans le travail sur le colza [Aîin. de chim. et de phys.y 3* série, 18(50), M. Is. Pierre donne plusieurs tableaux indiquant la quantité d'azote contenue dans les diverses parties de la plante à l'état vert et à l'état sec ; mais le fait du transport des matières azotées pendant la durée de la végétation est mis plus complètement en lumière dans le tableau suivant, où nous voyons l'azote, d'abord contenu en plus grande quantité dans les feuilles et les racines, les abandonner pour s'accumuler dans les sommités des rameaux.
Aliquole par kilogramme d'azote total imputable aux diverses parties de la plante.
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entière.
22 mars 1859
2 avril
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6 mai
6 juin
20 juin
On remarquera, dit M. Is. Pierre, que les sommités des rameaux, au moment de la maturité, contiennent plus des quatre cinquièmes de l'azote de la récolte entière.
Dans le tableau suivant, nous voyons la quantité d'azote contenue dans la récolte totale d'un hectare atteindre un certain maximum, puis retomber à un chiffre un peu plus bas; mais nons voyons encore tous les organes s'appauvrir peu à peu anx dépens de la sommité des rameaux avec fleurs ou siliques.