‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 63 sur 228 · RACINES · texte numérisé non relu

RACINES

Nous avons étudié, dans les paragraphes précédents, le mécanisme de la maturation dans les plantes herbacées, et nous voyons que dans certains cas importants, l'ensemble du phénomène est complètement esquissé ; il n'en est malheureusement pas ainsi pour quelques antres plantes, où tout est encore à trouver.

Dans les plantes herbacées bisannuelles ou vivaces, l'accumulation des principes immédiats dans les racines est parfaitement manifeste ; mais, jusqu'à présent, nous ignorons complètement les causes qui la déterminent.

Nous savons, par exemple, que l'asperge donne, la première année, une plante d'une médiocre hauteur, qui emploie presque toute son activité à développer sa partie souterraine. L'année suivante, celle-ci émet une plante plus vigoureuse, mais les tiges, après s'être développées, se dépouillent au moment où les feuilles se flétrissent, et presque tous les matériaux élaborés sont encore mis en réserve dans les racines, tellement que la troisième année celle-ci peut émettre des tiges charnues, riches en matières azotées et en phosphates, et recherchées comme aliment. La plante est alors devenue assez riche pour que la suppression de cinq ou six de ces tiges par pied puisse avoir lieu sans nuire à son développement, et cela pendant plusieurs années.

Dans les plantes bisannuelles, comme les betteraves, il se passe un

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