‹ Cours de chimie agricole, professé à L'École d'agriculture de GrignonChapitre 82 sur 228 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Nous avons» dans les chapitres précédents, esquissé le mode de formation de la terre arable ; nous avons vu comment les agents atmosphériques, les eaux violemment déplacées par les cataclysmes qui se sont succédé à la surface du globe, ont peu à peu corrodé, exfolié, réduit en poudre la surface des roches primitives ; comment les eaux ont entraîné dans leur cours les matières délayées après leur pulvérisation, puis les ont abandonnées pendant les longs repos qui ont suivi les mouvements violents et rapides que déterminaient les grandes révolutions dont notre globe a été le théâtre. Nous avons reconnu encore que du mélange en proportions variables de l'argile et du sable dépendaient les qualités physiques du sol et les facilités qu'il présentait à la culture. Il nous faut maintenant pénétrer plus avant dans notre étude et faire voir que la terre arable possède une propriété précieuse qui lui permet de retenir les substances que renferment les eaux qui la traversent et de maintenir les dissolutions qui y circulent à un état de dilution qui est précisément celui qui convient à l'alimentation végétale.

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