‹ Cours de droit administratif contenant l'exposé et le commentaire de la législation administrative dans son dernier état avec la reproduction des principaux textes, dans un ordre méthodique (Tome second) (volume 2)Chapitre 578 sur 630 · DES CAISSES D’ÉPARGNE · texte numérisé non relu

DES CAISSES D’ÉPARGNE

première classe, soit de seconde classe. Ces dernières ne sont que de simples bureaux annexés, destinés à recevoir les versements et à faire telles autres opérations pour lesquelles elles ont été autorisées parles caisses dont elles relèvent; celles de première classe, au contraire , ont une comptabilité particulière rattachée à la comptabilité centrale de la caisse, et possèdent des pouvoirs beaucoup plus étendus pour leurs opérations.

4 584. Une lettre circulaire a distribué aux directeurs et administrateurs de caisses d’épargne 1 le rapport du ministre de l’agriculture et du commerce sur les opérations des caisses d’épargne en 1873. Il en résulte qu’au 31 décembre 1873 il existait en France 527 caisses d’épargne autorisées, ainsi réparties : 85 dans les chefslieux de département; 256 dans les chefs-lieux d’arrondissement; 168 dans les chefs-lieux de canton; 18 dans d’autres communes. Au chiffre des caisses d’épargne il faut joindre 682 succursales existant au 3t décembre 4 873, ce qui porte à 1209 le nombre des établissements où les déposants peuvent verser leur argent. Ces 682 succursales se subdivisent en 35 succursales de première classe et 647 de seconde classe, toutes réparties dans 59 départements et créées par 158 caisses.

D’après le même document officiel, le capital de la fortune des caisses d’épargne, au 31 décembre 1 873, étaitde 1 9,449,080 fr. 94 c., savoir : fonds de dotation, 16,127,964 fr. 01 c., et fonds de réserve, 3,321,116 fr. 93 c. — Sur le total des fonds de dotation et de réserve, une somme d’environ 8,883,287 fr. 89 c. est représentée par des rentes sur l’État appartenant à 151 caisses; 94 caisses sont propriétaires d’immeubles qui ont coûté, 3,791,764 fr. 35 ; le surplus, 7,000,000 fr. environ, est en grande partie placé à la caisse des dépôts et consignations [nos 1065, 1094 à 1098].

Le même rapport fixe à 2,079,196 le nombre des livrets aux mains des déposants au 31 décembre 1873, ce qui, en prenant pour base le recensement de 1872, donne la proportion d’un livret sur 17.6 habitants, soit 57 déposants sur 1,000 habitants.

1585. Il résulte des chiffres mêmes de cette statistique que, si les caisses d’épargne rendent dans les villes de grands services aux classes populaires, l’institution n’a pas pénétré dans les cam-

1 L’auteur a l’honneur d’être l’un des administrateurs de la caisse d’épargne de Poitiers.

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