‹ Cours de droit administratif contenant l'exposé et le commentaire de la législation administrative dans son dernier état avec la reproduction des principaux textes, dans un ordre méthodique (Tome second) (volume 2)Chapitre 90 sur 630 · LOIS ADMINISTRATIVES RELATIVES AU DOMAINE · texte numérisé non relu

LOIS ADMINISTRATIVES RELATIVES AU DOMAINE

92$. D’autres textes d’une autre nature ont pu également mettre en dehors du commerce, ou même, sans les classer dans le domaine public, déclarer inaliénables et imprescriptibles certains édifices publics : tels sont les églises, d’après l’article 12 du Concordai [nos 710, 956 et 1531], et, sous les régimes monarchiques, les palais, châteaux, musées, etc., faisant partie du domaine de la couronne [nos 1049 et 1050].

925. Cette théorie, puisée dans les termes mômes des articles 538 et 540 du Gode civil , empruntés parle législateur de 1804 à celui de 1 790, ne se justifie pas seulement par le texte de ces dispositions fondamentales. Elle repose, en outre : 1° sur les lois administratives qui règlent l’affectation des immeubles domaniaux à un service public [voir ces lois importantes nos 1023 à 1031] ; 2° sur celles relatives aux diverses catégories d’édifices suivant la nature des services auxquels ils sont affectés [n° 1340] ; 3° sur la nature môme de l’affectation à un service public, qui n’est qu’un mode de jouissance d’un immeuble domanial, de môme nature et produisant les mômes effets matériels que la location ; 4° sur l’impossibilité de subordonner la domanialité publique, l’inaliénabilité et l’imprescriptibilité à l’urgence des nécessités qui président aux affectations de services publics ; 5° sur les inconvénients qu’il y aurait à prodiguer sans mesure l’indisponibilité du domaine public [n° 975] à la masse énorme d’édifices publics nationaux , départementaux et communaux, répandus sur toute la surface du pays, et suffisamment protégés par les dispositions répressives de l’article 257 du Code pénal.

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