Quant aux conséquences résultant de l'une ou de l'autre
solution de la question, les opinions ne sont pas très-divergentes.
Ainsi, toutes les opinions, quelle que soit la solution en prindpe,
sont d'accord : 1"^ que le mari peut agir seul, s'il a un intérêt,
à cause de l'usufruit de la communauté ; 2"^ que la femme peut
toujours intervenir dans l'instance, et qu'elle peut être appelée en
cause par la partie adverse ; 3"" qu'en cas de refus du mari, elle
peut se faire autoriser en justice à poursuivre ou. à contester;
à"" rriie le jugement rendu en Tinstance, entre le mari et le tiers,
surtouquelle la femme n'a été ni partie ni intervenante, ne
2*" Pasobtenir contre elle l'autorité de la chose jugée. (Toull'administri.)
De telle sorte qu'en définitive, il n'y a divergence d'opinion que sur ces deux questions : 1^ lorsque le mari agit seul, peut-il être repoussé par la fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité? D'après notre solution, oui; S"" la nullité de la poursuite est-elle couverte par l'intervention de la femme ? Rien ne s'y oppose.