BANQUE DE FRANCE
territoire les excédents d'encaisse des comptables, et les met instantanément à la disposition de l'État, qui, toujours par son intermédiaire, les fait parvenir immédiatement où le besoin s'en fait sentir. « La Banque de France a, dans la mesure la plus « large, toute la charge des mouvements de fonds. C'est dans ses <x caisses que viennent se confondre, au compte courant unique ce du Trésor, tous les excédents de recettes disponibles sur tous les « points du territoire. C'est à ses caisses également que sont « prélevées toutes les sommes nécessaires pour subvenir à Tinsuf- <x fisance des encaissements à un jour, ou sur un point déter- « miné — » (Exposé des motifs du projet de renouvellement du privilège delà Banque, ^4 janvier 1891 .)
Ce compte du Trésor à la Banque, sans cesse en action, fait ressortir annuellement une masse de recettes et de dépenses de plus de neuf milliards (1). Les soldes créditeurs journaliers varient entre cent, deux cents millions et plus, suivant les époques (2).
Si donc la Banque n'est pas encore chez nous, comme dans d'autres pays, le caissier officiel de l'Etat, elle en remplit du moins une des plus importantes attributions. Le sujet sera développé dans le prochain chapitre.
(1) En 189X9 ces opérations avaient atteint 9. 634 millions. En lions. En 1896, 6.202 millions. En 1904, elles s'élèvent à 8.940 1907 à 9.094 millions.
(2) Voici les soldes créditeurs du compte courant du Trésor France, pour les années les plus importantes à citer, depuis un
22 septembre 1806
24 décembre 1816
24 décembre 1817..
24 décembre 1828 *;*•/«
24 décembre i83o
24 décembre 1847
23 décembre 1848
24 décembre 1802
24 décembre 1869
24 décembre 1870
24 décembre 1872
26 décembre 1890
21 décembre 1899
20 août 1908
1894, 7.333 milmillions, et en
à la Banque de siècle :