‹ Cours de géométrie analytique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spéciales et des candidats aux écoles du gouvernement (volume 2)Chapitre 15 sur 135 · Relations entre les angles a, [3, 9. — La formule · texte numérisé non relu

Relations entre les angles a, [3, 9. — La formule

donne a + |^ = 9 + iktz.

On peut choisir pour a et ^ des déterminations telles que a-|- [3 = 9.

On déduit de là une relation importante. Menons une demidroite OL, et appelons \ l'angle (O^, OL). Projetons sur OL le contour OBA. des coordonnées du point A, et sa résultante OA. On obtient ainsi

(i) a cosX -I- è cos(X — 6)=^cos(X — a).

En donnant à \ successivement les valeurs o, 9, a, on trouve

(2) a -I- 6 cos6 = / cosa,

(3) a cos6 ^- 6 = Z cos^,

(4) a cosa + 6 cos^ = /.

Par hypothèse a, b, /ne sont pas nuls tous les trois, car le point A ne coïncide pas avec l'origine; il en résulte que le déterminant des coefficients de a, 6, / dans les équations précédentes est nul :

I cosO cosa cos8 I COSJ3 cosa cosp X

ou, en développant,

(6) cos^a -i-cos^^ — acosacosp cos6 = sin^O.

Lorsque 9 = -j celle relalion se réduitàcos^a-f- cos- ^ := i. Mais, dans ce cas, cos^ = slna; on retrouve donc une relation connue.

49. Réciproquement, si deux nombres p, q et l'angle des axes 0, vérifient la relation

p^-h q^ — 2pq cosO = sin^O,

Fig. 27.

il y a une demi-droite OM telle que

cos(Oa:, 0M)=/), cos(OM, Oj^) = <7.

En effet, prenons sur Ox un point C tel que OC =p et sur Or un point D tel que OD = q {fig. 27) et menons (iA et DA respectivement perpendiculaires à Ox et Oy\ ces droites se coupent en un point A; je dis que la demi-droite OM obtenue en joignant le point O au point A satisfait à la condition demandée. En effet, si l'on nomme a et ^ les angles (Oa:, OM) et (OM, Oj), on a, en remarquant que OC est la projection orthogonale de OA sur Ox et OD la projection orthogonale du

même segment OA sur Oy : p = /cosa, q = /cos^; en portant ces valeurs dans l'équation (7) et tenant compte de l'équation (6) on obtient /2 = I , c'est-à-dire / = i , puisque / désigne une longueur absolue; donc cosa=/?, cos;S = q, ce qui démontre la proposition.

50. Définition. — Les cosinus des angles a, [3 se nomment les cosinus directeurs de la demi-droite OM.

51. Problème. — Trouver une demi-droite dont les cosinus directeurs soient proportionnels à deux nombres donnés m, v.

Si nous posons cos(x. = 'ku, cos[3 = X^', il s'agit de déterminer "k de façon que cosa et cos[3 vérifient la relalion fondamentale; ce qui

donne

'k^(u^-hv^ — 2uvcos^) = sin'6,

d'où

£sin6 . , .

NlEWENOLOWSKI.

■ G. an., I.

2UV cos6

o4 CHAPITRE I.

Si l'on pose

R = -{- s/u^ -\- v'^ — -j. uv cos 6,

on obtient deux solutions

MsinO o psini

cos p

j , — MsinO „, — psinO [ cosa = -- , cosp = >

auxquelles correspondent deux demi-droites opposées, comme on le vérifie d'ailleurs au moyen de la construction indiquée au n" 49, puisque aux deux systèmes/?, q et — p, — q correspondent évidemment deux points A et A' symétriques par rapport à l'origine

ifig' 27)-

Il y a donc toujours une droite et une seule, ou deux demi droites

opposées, faisant avec les axes Ox, Oy des angles dont les cosinus

sont proportionnels à deux nombres donnés.

Quand Q = -, les formules se simplifient et deviennent

cosp

52. Connaissant a, 6, déterminer <x et [3. En posant ). = - -f- a, la formule (i) devient

d'où>

On en tire (10) tanga

On a de même

— a sina -+- h sin(6 — a) = o, h sina

a sin(6 — a) h sinO

a^ b cosO sin j3

et

tangp

b sin(0 — p) a sinô

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