‹ Cours de géométrie analytique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spéciales et des candidats aux écoles du gouvernement (volume 2)Chapitre 59 sur 135 · FAISCEAUX DE DROITES · texte numérisé non relu

FAISCEAUX DE DROITES

193. Une équation algébrique de degré supérieur au premier peut représenter un système de droites, comme le montrent les exemples suivants.

1° Une équation à une seule variable y(:r) == o représente des droites parallèles à l'axe des j^.

En effet, à toute solution .r = a de cette équation correspond une parallèle à l'axe des y.

Si/(^) est un poljnome entier en x, de degré m, l'équation précédente se décompose et représente m droites parallèles à l'axe des j^; comme cette équation peut avoir des racines imaginaires ou des racines égales, nous dirons que l'équation représente m droites réelles ou imaginaires, distinctes ou confondues.

Par exemple, l'équation x^ — à^ z= o se décompose en deux autres,

savoir

X — a = o et x-->r ax -\- a^ = o\

elle représente une droite réelle, ^r = «, et deux droites imaginaires conjuguées. Pareillement, une équation algébrique de la forme f{y) = G représente des parallèles à l'axe des x.

2° Une équation algébrique homogène à deux variables

représente un faisceau de droites passant par l'origine. Supposons, en effet, que f(x^y) soit un poljnome homogène de degré m; on sait(C. A., t. II, p. 546) que ce polynôme peut être mis sous la forme d'un produit de facteurs homogènes linéaires

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ce qui prouve que l'équation proposée se décompose en plusieurs autres, homogènes et du premier degré; donc elle représente m droites passant par l'origine, qui d'ailleurs ne sont pas nécessairement distinctes ni toutes réelles.

Le résultat précédent est général; toute équation homogène en x et y^ algébrique ou transcendante, ne représente que des droites passant par l'origine.

3° Une équation transcendante peut aussi définir un système de droites. Ainsi l'équation

sino? = o est équivalente à

X = /CTT,

k désignant un entier quelconque, positif ou négatif; elle représente donc une infinité de parallèles à l'axe des j^.

L'équation

sinip = sin^

représente une double infinité de droites définies par les équations

y = X -^ ik-K, y= — a; -h a/i'TT -H TT.

Ces droites forment un réseau de carrés dont les côtés sont parallèles aux bissectrices des angles formés par les axes.

Faisceaux du second degré.

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