Nous posons
f{x^y, z)~ kx^-^%Bxy -\- C/^-j- •î.Dxz -h lEyz -h Fz^, © {x, y) = A.x^-^ "iBxy ■+- Gy"^,
et nous appelons, comme plus haut, A et 0 les discriminants des formes / et cp ; enfin nous supposons les coefficients réels.
Premier cas : S ^ 0. — Dans ce cas, ç (x, y) est la somme algébrique de deux carrés distincts. Posons, d'une manière générale,
o (x, y) = t{ccx-h ^yy+ z'ioc'x -H p»2.
s=rt:i, £' = =t:i.
Les deux polynômes ax -^ '^y et oi'x-{- ^'j étant indépendants, nous poserons (ji = a^' — ^a' ^ o.
On sait que 8 = es', [x^.
Je dis que l'on peut toujours déterminer trois constantes y, ^', Fy telles que
t{ax -f- ?7 -V- Y^)2+ z'iz'x + p> -h Yzy-\- Fiz^ = f(x, y, z). Il faut et il suffit, pour qu'il en soit ainsi, que
s.aY-Hs'.a'Y'= D, s. j3y + e'.p'Y' = E, sY^-f-e'f *-+- F, = F.
Les deux premières équations, dont le déterminant, égal à tt \>-, est différent de zéro, déterminent y et y'; la troisième donnera Fj.
23o CHAPITRE VIII.
Au moyen de la substitution
«37 -h Pjk H- Y- = X, rj! X -f- ^'y + y'x; = Y, dont le module est égal à [x, on obtient l'identité
et, par suite, ce qui donne
On obtient d'ailleurs ce résultat en remarquant que
et que, par suite, le discriminant du premier membre devant être nul, on a
A B D B G E D E F — Fi
Nous avons ainsi obtenu l'identité
/(a',j,z)^£X2-f-E'Y2+^Z^ de sorte que, en posant ^ = Z = i, il vient
/(•^,.r) = ^xf +s'Yf + ^,
Xi et Yi étant deux polynômes linéaires distincts en a? et y; par suite, les équations Xi = o, Yi = o représentent deux droites concourantes. Gela étant, nous subdiviserons le premier cas en plusieurs autres.
1° 6 > o. La fonction cp(a7, jk) est la somme de deux carrés de même signe, autrement dit, s = s'. D'ailleurs A = £(a2-+- a'2), G = £(p2| p'2); par suite, e, A et G ont le même signe. Il faut encore distinguer plusieurs cas.
(a) GA < o. Alors A et £ ont des signes contraires; on peut donc poser
h désignant une constante réelle, et, par suite,
et si enfin on pose -~ = P, -i = Q, l'équation f{x, ^) = o se trouve ramenée à la forme
(6) A = o. L'équation se ramène à la forme
(c) G A > o. Nous poserons alors -i^ = th^ et nous obtiendrons l'équation
>.' 0 < o. Dans ce cas, e et z' ont des signes contraires. Donc l'équation prendra la forme
si A 7^ O, et la forme
si A = O.
Second cas .-8 = 0 — Le polynôme ^{x, y) est un carré parfait, et, par suite,
/(r, y) = z{'xx -+- '^yY^ 7.hx -+- zEy -+- F.
Or on a, dans ce cas,
A ==£(aE - pD)2,
et, par suite, il faut faire plusieurs hypothèses.
(a) A ^ o. Les polynômes ax -{- ^y et iDx -h '>.Ey -i-F sont distincts; l'équation donnée est donc de la forme
P = o et Q = o représentant deux droites distinctes-
(6) A = o. Alors, Dx -h Ey ~ z^{<xx -+- ^y), y étant une constante ; l'équation a donc la forme
A^. r ) = K î^-^ + ?r -^ Y )' -+- Fi = o-
Supposons a jzè o et, par suite, A ^ o. On a identiquement
Ax^-^iDx -i-¥ = z{oix -h ^)--^Fi,
ce qui montre que AF — D^ a le signe de îF). Donc :
1° AF — D2 > o. Dans ce cas, on peut poser Fi = zh'-. 2° AF — D* < o. On posera Fi = — zh-. 3° AF — D2 ^- o. On a F, == o.
CtX M— 3 V } Y
Si enfin on pose — j^ = P, l'équation prendra respectivement les
formes P2+ 1 = 0, P2—I = 0, P2 = o.
En résumé, l'équation /(;r, ^) = o peut prendre les formes indiquées dans
le Tableau suivant
CA<o
P2-HQ2— (==0,
CA>o
[ D2— x\F>o A 7^0 1 D2— AF<o
( D2- AF = o