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CHAPITRE X. — COURBES A DOUBLE COURBURE

ou, en tenant compte des équations (3) et (5),

rfa' = d,( py- f P' iht^CïP'- Py')>

OU simplement

rfa' = — a ds — a" efc =

( )u aurait des formules analogues pour rfjî' et rfy' ; ce sont les formules de Serret-Frenet.

Remarque. — On peut imaginer sur la sphère une troisième indicatrice qui représenterait les variations de direction de la normale principale. Les formules précédentes donneraient les cosinus directeurs de cette troisième indicatrice et l'angle des normales principales infiniment voisines serait mesuré par l'arc infiniment petit de celte courbe; en appelant dio cet arc infiniment petit

on a

dix}'2 = doc'2 -t- dfi'2 -+■ dy'2 = dz2 -f- dz2.

C'est le théorème que nous avons établi géométriquement au paragraphe 26.

Résumé. -— Nous résumerons dans le Tableau suivant les formules que nous venons d'obtenir et d'où l'on déduit sans difficulté toute la théorie des lignes à double courbure ; quatre de ces formules ne contiennent que des éléments relatifs à l'axe Ox ; chacune d'elles doit être accompagnée de deux autres analogues, relatives aux axes Oy et O2 :

.»' = <p(0, ~ = <KO,

ds2 = dx2 -t- dy2 -4- dz2,

du2 = dx2 -+- d$2 -+- dy2,

dz2 = doc"2 -h d$"2 -+- dy"2,

(A) { doc' = — ocdz — oi"dz, dz2-\- dz2 = doc'2 -f- dfi'2 -+- dy'2.

•r =/(0, dx = a ds, doc = oc' dz, da = oc' dz, doc' = — oc dz — a" dz,

a jS

= ds'

ds

On a de plus pour les équations des plans normal, oscillateur et

rectifiant :

(N) (X — x)dx + (Y — y)dy-h(Z — z)dz = o,

(X — x)(dyd2z — dzd2y)-^(Y — y){dzd2x — dx d2 z )

( Z — z ) ( dx d- y — dy d2x) = o,

j (X — x)(dsd2x — dxd2s)-h(Y — y) (ds d2y — dy d2s)

\ +(Z — js)(dsd*z — dzd*&) = o.

Calcul direct de la courbure. — Les formules du Tableau (A)

permettent de calculer la courbure -^ et la torsion = de proche en

Kl1

proche, c'est-à-dire en passant par le calcul des cosinus directeurs

de la tangente et de la binormale ; il est nécessaire d'en donner

une expression où ne figurent que les coordonnées xyz.

Considérons d'abord la courbure. En différentiant la formule

dx = a.ds , on a

d2 x = dix ds -4- a d- s ;

d'où, en ajoutant les carrés de cette formule et des deux formules analogues relatives à O y et Oz,

da2 ds"- = (rf*a?)*+ ( d2y )2 + (d2z)2 — (d2s )».

Si l'on prend pour variable t l'arc même de la courbe on a, en divisant par ds\

(7) fp-^+y*-*-*1,

formule qui ne donne lieu à aucune ambiguïté de signe, la courbure telle cjue nous l'avons définie étant essentiellement positive.

Supposons maintenant que la variable t ne soit pas spécifiée ; multiplions la formule précédente par ds2 en tenant compte de la relation évidente

ds d2s = dx d2 x -+- dy d2y ■+■ dzePz, il vient alors

ds^da2 = (dx2-±- dy*-*- dz2) [(d2x)2 + (d2y)2-h (d2z)2] — ( dx d2x ■+■ dy d2y -+- dz d2z)*,

ce qui peut s'écrire

ds**d<J2= (dy d2 z — dz d2y )* -t- ( dz d2 x— dx d2 z f- -+- {dx d2 y — dy d2x)*.

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