COS
cosy
Il est aisé de voir ce qu'est la section droite du cylindre. On a, en effet, en appelant c le rayon vecteur du point m, projection de IVt sur le plan de la section droite,
p = /sin8 = ctangO, dp = ds cos/ tangO — dt tangO cou
et, si l'on appelle V l'angle sous lequel cette section droite coupe le rayon vecteur Om,
dp = dt cos V = dt langO cou".
L'angle V est constant; donc :
Lorsqu'une hélice est cylindroconique, le cône qui la porte est de révolution; la section droite du cylindre est une spirale équiangle, dont le point asymptote est sur Vaxe du cône, et dont le plan est perpendiculaire à cet axe.
On sait que le rayon de courbure de la spirale logarithmique esl une fonction linéaire de l'arc ; dans le cas de l'hélice cylindroconique /• est donc une fonction linéaire de /; et, comme le rapport
— reste constant tout le loni; de la courbe. R est une fonction /■ °
linéaire de t; R est donc une fonction linéaire de s puisque s et t sont dans un rapport constant.
Réciproquement, si R est une fonction linéaire de s sur une hélice
donnée, le rapport -r- conservera une valeur constante; il en
dr sera de même de -t-j puisque R et s sont proportionnels, l'un à /■,
l'autre à t. La section droite sera donc une spirale logarithmique et, par suite, l'hélice en question sera cylindroconique, d'où ce théorème :
Pour qu'une hélice soit cylindroconique, il faut et il suffit que son rayon de courbure soit une fonction linéaire de l'arc.
Remarque. — On peut évidemment, dans cet énoncé, remplacer le rayon de courbure par le rayon de torsion, puisque leur rapport, pour une hélice quelconque, a une valeur constante.
Les propriétés de l'hélice cylindroconique ont une grande analogie avec celles de la spirale logarithmique. Cherchons, par exemple, le lieu du centre de courbure de l'hélice. L'abscisse x{ du centre de courbure est, pour une courbe gauche quelconque, donnée par l'équation
(8) r, = .r— Rot'; d'où, en différentiant,
/* »'\n j . ,„ i ,dR „ R\ .
(9) «! dsy = a ds — I — -f- 7?r ) R as ■+■ x </R = ( a — — a — I ds,
et l'on aurait deux relations semblables pour déterminer (3, et y, . ( )r
—r et — sont des constantes si la courbe est une hélice cylindrods T . J
i dR
R ds a
fia"
T ds