CHAPITRE XXI. — LIGNES GÉODÉSIQUES. COURBURE GÉODÉSIQUE. 35y
d'où, en posant
(9) w*-t-A:2=a?, dv h / ■ du — c/t'i, <l/("i) = 4/ ç'^")^ — r>
ils- — \\ -\- 'l'-( ut ) | du\ -+■ u- dv\ ;
les lignes r, = const. sont donc géodésiques et s'obtiennent par une quadrature; Vhélicoïde général est applicable sur une surface de révolution dont le méridien est déterminé par la l'onction o (Théorème de Bour).
On voit de plus que L'équation des lignes géodésiques est
(10) ( u2-+- Ar*)*sinsi = const.
C'est une généralisation intéressante de l'équation de Clairaut.
3° Comme dernière application, supposons les points d'un plan déterminés par leurs distances p{, p2, à des foyers fixes F,, F2 (coordonnées bipolaires).
Prenons pour axe des x la droite F2 Ft , pour axe des y la perpendiculaire élevée au milieu de cette droite et soit ic la distance des deux foyers, en sorte qu'on ait les deux équations
pf— p}= 4car, p| 4- pi = a(.r2-t-j2-f-c2).
Le système de coordonnées uel y délîni par les relations
(' — U = pi, V -+- Il = p2
est orthogonal et isotherme et, déplus, harmonique. Ona, en effet, les deux formules de transformation
et l'on en déduit aisément
, „ , , , . „ . / dv2 du- \
ds2 = dx* -h dy% = ( p- — as ) ( -= z ■+■ -= ; ■
Si donc on pose :
— /V£=' p-/- * = . PÎ=FW, ..-F,<«,
on a bien
ds*-= [F(oc)— Fi($)](d%*-hd$*).
36o QUATRIÈME PARTIE. — COORDONNÉES CURVILIGNES SUH UNE SURFACE.
L'intégrale première des lignes géodésiques sera donc
ou, en revenant aux coordonnées u, c,
du dv
/( c2 — u'l)(h — f/2 ) vA <'2 — c~ M l'~ — l{ j
C'est l'équation d'Euler relative au théorème d'addition des fonctions elliptiques ; ce qui précède permet d'en obtenir immédiatement l'intégrale sous forme algébrique. En effet, les lignes géodésiques du plan, étant des droites, sont représentées par une équation linéaire entre x et r; l'intégrale est donc de la forme
y(v- — c'1) (c- — u- ) = muv -f- a.
11 suffit d'établir entre les constantes m et n une relation telle que l'équation (18) soit identiquement vérifiée.
99. Familles de courbes parallèles. Coniques géodésiques. — Les trajectoires orthogonales dune famille de géodésiques forment une famille de courbes géodésiquement équidistantes ou parallèles. On peut étendre du plan à une surface quelconque la théorie des coordonnées bipolaires et des coordonnées elliptiques; prenons, en etfet, pour coordonnées d'un point quelconque, les distances géodésiques u et v de ce point à deux points fixes de la surface ou, plus généralement, à deux courbes fixes; les trajectoires orthogonales des courbes c = const. ont pour courbure
. ., à ( îr sin m ) , ,, . i , . •! r
tan<rentielle — '■ : pour qu'elles soient géodésiques, il iaut
que g sin to soit une fonction de la seule variable?; de même
/'sin 10 ne doit dépendre que de u ; le ds- peut donc se mettre sous
la forme
7 du- -+- i du dv cos w -+- dv- ( du -+- dv )- ( du — dv )-
(u) ds'2 — — = 1 — >
sin- tu , . , (o , fa)
4 s i n - — 4 cos- —
qui ne diffère pas de celle que nous avons donnée dans le cas d'un réseau elliptique [p. 34<J, formule (iS)]; les courbes lieux de points dont les distances géodésiques à deux courbes fixes ont une