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CHAPITRE III. — COURBES PLANES PARTICULIÈRES

L'équation des courbes aplanétiques se déduit immédiatement

des formules (21). Si en efFet on prend, pour second foyer des coordonnées bipolaires, le point de concours F, des rayons réfractés, on déduit de ces formules, en faisant /, = r,

dp si 11 r ■+- rfpi sint = o ;

c'est l'équation différentielle des courbes aplanétiques. Dans le cas particulier où la réfraction suit la loi de Descartes ona sin/':=/isinr, n étant l'indice de réfraction; les courbes aplanétiques ont donc

pour équation

0 ~ n p] = const.

Ce sont des ovales de Descaries.

3° Caustiques. — Proposons-nous de trouver la caustique, ou enveloppe du rayon réfracté, par une courbe donnée (C) et pour une loi de réfraction quelconque 1 = /'(/•).

Prenons sur (C) des points infiniment voisins M, M' {/ig- 26).

Fie. 26.

Soient K le point de concours des normales en M et en M', P le point de rencontre des rayons réfractés, 0 le rayon incident FM, I la distance du point M au point correspondant de la caustique ; les deux triangles FAM, K VM' d'une part, PBM, RBM' d'autre part, nous fournissent les relations

qui peuvent s'écrire, en désignant par R le rayon de courbure

de(C),

ils . ds .. ds <ls ,

— COS« = -=r -+- dl, -r cos /• = -— ■ -+- dr.

">(') PREMIÈRE PARTIK.

d'où I on l ire

GEOMETRIE INFINITESIMAUX.

di

dr

Cette équation (a4) détermine complètement la caustique, du moment que l'on connaît la courbe (G) et la loi de réfraction.

Remarque. — Si le point lumineux est à l'infini; en d'autres termes, si les rayons incidents sont parallèles, il faudrait faire - = o dans l'équation (24), qui devient alors

,. cos/- 1 ,. , di — ; — = -rr ( di — dr ).

Supposons par exemple que la courbe dinmante soit une spirale logarithmique ayant le point lumineux pour pôle ; l'angle i est

Fis. 27.

alors constant et il en est de même de l'angle r qui, par hypothèse, est une fonction donnée de i. On a alors

Le rapport - es! donc constant, le triangle FMP a donc un angle

constant compris entre côtés proportionnels; on en déduit que la caustique d'une spirale logarithmique , pour des rayons émanés du pâle, est une seconde spirale égale à la première et de même pôle, et cela, quelle que soit la loi de réfraction.

(Il VI'ITHK III.

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