‹ Cours de mathématiques gChapitre 429 sur 576 · Développement du cylindre · texte numérisé non relu

Développement du cylindre

1°. — Pour développer un cylindre quelconque, nous le fendrons suivant une génératrice et nous le déroulerons sur le plan. Cette opération est bien un cas particulier de la méthode générale du $ #15 : l’'arête de rebroussement évanouissante est un point à l'infini; les éléments E de la surface développable sont des bandes comprises entre deux génératrices voisines. Ceci, quel que soit le cylindre.

( | | | | ( Ü y © SIT à Ÿ Fig. 270.

2%. — Comme exemple, soit à développer une section plane d'un

cylindre droit à base circulaire (fig. 270).

Déterminons le développement par le calcul.

Il faut couper le cylindre :

am Lyt= rt, + ;par le plan: 3— Z0 + ax.

Nous avons :

L=rCAr] 3 —= 39 + ar cos 2.

Le développement est une sinusoïde. La courbe à des points d'inflexion qui correspondent aux points du cylindre (projetés orthogonalement sur le point M du plan 30z) où le plan sécant (projeté en AC) coupe normalement le cylindre ($ 415, 6°).

REMARQUE

On peut supposer le cylindre formé d’une infinité d'épaisseurs de papier infiniment mince. Le développement s'étend en une courbe périodique indéfinie ; la période est la longueur de la circonférence de base, soit 2+r. |

Re ho | COURS DE MATHÉMATIQUES GÉNÉRALES 420. Cônes.

1°. — On appelle cône la surface engendrée par, une droite qui passe par un point fixe S et s'appuie sur une courbe appelée directrice.

Le cylindre est donc un cas particulier du cône : le sommet S est à l'infini.

Soit a, b, c, les, coordonnées du sommet ; les équations d’une génératrice sont :

(@—a)=P{u).(s—c), y—bæQ(u).(s—c); (1) u est un paramètre variable.

2%. — Cherchons l'équation aux dérivées partielles des surfaces

coniques. Fliminons u entre les équations (1). On a l’équation générale du cône en quantités finies :

(Es 0

a, b, c, sont des constantes ; f est une fonction de x et de y, qu'on peut aussi considérer comme fonction de la variable auxiliaire :

Qf 4:d/f 06... df "y 0»

ie nier 4 O0 : © dt (z—c} dx ?

“Of af 0: df l y—b Ùz dy dE = | (z—c} |

Ceci posé, dérivons successivement (2) par rapport à æ et à y, multiplions par (3 — c} :

Date , Ù3 (3—c)— (x — a) dx — (y — b)f dx ?

UN PA DD RENTAL (sr l(e-o-v-n] Éliminons f' entre ces équations. Il reste :

ae dz ÔZ sera) D + (y 0) (4)

3°. — La propriété indépendante du cône considéré qu'exprime l'équation (4), est que le plan tangent passe par un point fixe. L'équation de ce plan est en effet :

3— L=— plz —X) + q(y — Y).

Écrivons que cette équation est identiquement satisfaite par : : X—a, Y—h, Z—c; nous retrouvons l'équation (4).

#. — L'équation (4) est un cas particulier de l'équation (2) du K #16.

GK Er X

Dérivons successivement par rapport à æ et par rapport à y, en observant que a, b, c, sont des constantes ; il vient les conditions :

(&—a)rt(y—b)s=0, (r—a)s+(y—b)t—0:

d'où : st — rt —(.

Les deux nappes de la surface développable qu'est le cône, sont les deux cônes opposés par le sommet.

Page 1