Décomposition d’un polynôme en facteurs
Soit f(x) un polynôme de degré m qui s’annule pour x—a.
Je dis qu'on a : f(æ)= (x — a)p(x),
où o(xr) est un polynôme de degré m—1.
En effet, divisons f(x) par æ—a. D'après les règles de la division algébrique, nous sommes assurés de trouver :
f(æ)=(&— 2) gx) +R,
où R est un nombre. Faisons maintenant x—a; :il vient :
Le reste R de la division par æx—a est donc ce qu’on obtient en substituant à à x dans le polynôme. Mais par hypothèse f(a) —0, puisque a est racine; donc R—0. En définitive, si a est racine, on
a identiquement : f(&)= (x — a) p(x).
CoROLLAIRE I. — Soit a, b, c, d, .. les racines réelles qu'admet le polynôme égalé à zéro. On peut le mettre sous la forme :
f(x) —(æ—a)(x —b)x—c)...y(æx).
En effet, æ—a nadmet pas b comme racine; il faut donc que o(æ) l'admette.
D'où : o(æ) = (x — b)f(x), f(æ) = (x — a) (x — b)y(x). Et ainsi de suite.
CoROLLAIRE Îl. — Le nombre des racines réelles est égal ou inférieur au degré de l'équation, car le nombre des facteurs ne peut sur-
passer le nombre m.
CoroLLaIRE III. — Rien n'empêche les racines d'être multiples. On
a alors : f(æ)=(e — a)" (e — b} (x — c} y(x).
La racine à est multiple d'ordre n, la racine b multiple d'ordre p, On doit avoir n—+p—+q<m. Pour l'étude de la courbe au voisinage de ces points on, se reportera au $ 33.
CoroOLLAIRE IV. — Supposons trouvées et mises en évidence toutes les racines réelles ; le polynôme indécomposable y(x) est de degré
pair. Car son degré est :
Or n—+p—+q est de même parité que m (K 37).