‹ Cours de mathématiques, à l'usage des candidates à l'École polytechnique, à l'École normale supérieure, à l'École centrale des arts et manufacturesChapitre 177 sur 300 · Soit, par exemple · texte numérisé non relu

Soit, par exemple

n étant fini et Wi, w,, Wg, . . ., u^ représentant des fonctions de J7.

Nous pourrons considérer le produit donné comme un produit de deux facteurs, mi d'une part, et u^u^,..Un d'autre part; puis, ce dernier produit comme un produit* de deux facteurs «s et ^3 . . . Un; et ainsi de suite. Nous aurons alors successivement (572)

dr dft^ d{ Uz W3 . . . u„ )

y Ui WjWs . . . Un

dui du^ d{ tii , . . u„)

Ui Wj W3 . . . u„

duy du^ duz d(. . . Un)

U\ Ui u^ . . . U,f

La dernière égalité ainsi obtenue sera

dy du* du 9 du^ du„

r //i //i W3 Un

et elle exprime que la différentielle logarithmique du produit d'un nombre quelconque de /onctions, ce nombre étant fini, est égale à la somme des différentielles logarithmiques de ces /onctions.

En multipliant les deux membres de cette égalité par v el en les divisant par dx, on a

dx Ui dx Wj dx Ui dx ' ' ' w„ dx

Si l'on multiplie seulement par/ les deux membres de la même égalité, on trouve

dy=: ^ du* -h — dut-\- — du^ -h ... -h -^ dua,

^ Ui ' U^ * Ui M„

On peut donc dire que la dérivée ou la dijférenlielle du produit d'un nombre quelconque n de fonctions y n étant fini, est égale à la somme des produits obtenus en multipliant la dérivée ou la différentielle de chaque fonction par le produit de toutes les autres fonctions.

Si Tune des fonctions se réduit à une constante, le ternie qui contient sa dérivée ou sa différentielle disparait du second membre (538, 549); mais cette constante se retrouve dans lous les autres termes et peut être mise en facteur commun. Ainsi, dans la dérivation ou la différentiation de la fonction produit^ entendue dans un sens général, toute constante persiste (568).

Différentiation d'an quotient.

o7ï. Soit la fonction composée

o\x u Qlv sont des fonctions de .r.

On en déduit

et, en appliquant le théorème des différentielles logarilli-

miques (572),

dy dv du

Il en résulte

dy du dv

La différentielle logarithmique du quotient de deux fonctions est donc égale à la différentielle logarithmique du dividende moins la différentielle logarithmique du diviseur.

Multiplions par j:=- les deux membres de la relation précédente. Nous aurons

dy ^= "du dv

ou

, vdu — udv

^/= rt

/^'JO ALOEBRE SUPÉRIEURE.

et, en divisant par dx les deux membres de cette égalité,

du dv

dy dx dx

dx i>^

La dérivée ou la dijfé r en t telle d*un quotient de deux fonctions est donc égale à la dérivée ou à la différentielle du dividende multipliée par le diviseur moins la dérivée ou la différentielle du diviseur multipliée par le dividende, le tout divisé par le carré du diviseur,

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