‹ Cours de mathématiques, à l'usage des candidates à l'École polytechnique, à l'École normale supérieure, à l'École centrale des arts et manufacturesChapitre 190 sur 300 · DEUXIÈME GROUPE : TANGENTE ET COTANGENTE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GROUPE : TANGENTE ET COTANGENTE

601. Nous chercherons d'abord directement la difTérentieile de la fonction

En donnant à a; Taccroissement Ix, on fait prendre à y Taccroissement Ay, et Ton a

y-i- Ay = tang(âr -h Ùlx) ;

d'où, par soustraction,

ày = tang(^ -h Ax) — tango?

et, en divisant par Ax^

Ay i9ïig(x -hAx) — i^ngx

^^ Ax Ax

Quand Ax tend vers zéro, le numérateur du second membre

Ay

de l'égalité (i) tend aussi vers zéro. La limite de -j— se présente donc sous la forme -•

Pour lever cette indétermination apparente, remarquons que, d'une manière générale {Trigon.y 55),

tang(a — 6) =

tangûf — tang6

n- tangatang6

Si l'on pose

a-=zx -\- Axy b^=.x,

il en résulte

. tang(a?4- Aj?) — tango?

lang Ax = , 7' — -. \ .. — >

^ i-h tang(o:4- Aor) tango?

el l'on en déduit j laDg(o?H-Ao?) — lango?=:[i -f- tang(o?H- Aj!?)tango?] tangA.r,

Ht C. — Court. UI. 32

vers

498 ALGÈBRE SUPÉKIEUUE.

c*esl-à-dire

-^ = [i 4- iang(;r -+- 4ur) langa:] ^"^ ^ -

Si Ton fait tendre Hx vers zéro, le rapport — ~ — tend

runité {Trigon.^ 104-), et l'on a, par conséquent, en passant à la limite {Trigon., 36)

dv I

-f- = I -h tang* JT = séc'o? = — r— ax cos'a?

et

dy=z (1 -h iang^ x) dx = r— •

*^ ° ' cos*a?

La dérivée de la tangente d'un arc est donc égale au carré de cette tangente augmenté de i ou à l'inverse du carré du cosinus de cet arc.

On voit par là que la tangente croît constamment avec Tare, sauf les points où la fonction est discontinue {Trigon., 28).

602. On peut, plus simplement, recourir à la règle de différentiation d'un quotient; car on a {Trigon,, 34.)

sina?

r = tango: = •

•^ cos.r

Il en résulte (574)

cos^e/sino? — sinj?6f cos.r (cos*a: -+- sin*.2r)rf^'

•^ cos*j? cos'o?

ou, comme précédemment,

dx dv I

dy =

cos'o; dx cos*a:

603. On peut aussi employer les considéralions géométriques (599).

Soit A l'origine des arcs dans le cercle trigonométrique OA, et AM l'arc X {fig, 8). Donnons à cet arc l'accroissement MM' = Lx et menoiLH la droite OM'T'. L'accroissement correspondant A/ de la fonclioa

y = tangor = AT

sera évidemment représenté par TT'. En décrivant l'arc TN conceiH

ALGÈBRE SUPÉRCEI;RF/

Irique à Tare MM', 0:1 a {Géom., 231, Trigon., \i\)

MM' ~ OA '" cosx

D*auire pari, quand on fait tendre Anvers zéro, il en est de même de l'arc TN qui tond à se confondre avec sa corde, et le triangle TNT 8*app:oche de plus en plus de devenir rectangle en N et semblable au

Fl(r. 8.

triangle OAT. On a donc, à la limite, TN = TT' cosx et, par suite,

diaprés la relation (j),

dy eosx i

dx

cosx

ou, comme précédemment,

djr 1

dx cos'x

60i'. On peut suivre une marche analogue (601, 602, 603) pour trouver la dérivée de la cotangente. Mais il est plus simple d'opérer comme nous l'avons fait pour le cosinus.

On 9L(Tiigon.,%)

Il en résulte

y = cotx = tang (

dy = dUng (^^-^xj = yi^ tang» ^? - ajj d(j-^ xj

c'est-à-dire ( Trigon., 36, 34) rfy = — (n- cot'o;) dx =

sm'd:

$00 ALGÈBRE SUPÉRIEURB.

el

— HZ— (H-COt*a:)=: r-r--

dx sin'j?

La dérivée de la cotangente d'un arc est donc égale à moins le carré de cette cotangente augmenté de i ou à moins l'inverse du carré du sinus de cet arc.

On voit par là que la cotangente décroît constamment à mesure que Tare augmente, sauf les points où la fonction est discontinue {Trigon,, 31).

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