‹ Cours de mathematiques a l'usage des candidats a l'ecole centrale des arts et manifactures, et de tous les eleves qui se destinent aux ecoles du gouvernement (volume 2)Chapitre 216 sur 355 · I -f- sm fl = I cos - fl -t- sm - fl · texte numérisé non relu

I -f- sm fl = I cos - fl -t- sm - fl

et, par soustraction, '

I — ^in a = I cos -a — sin - a \ 2 2

On a donc

cos - fl -H sm - fl = ± V I -I- sina ,

cos - fl — sin - fl = ± J I — sin fl, 22’

d’où

cos - fl = ± - ( 1/ 1 -t- sina dt 1 — sin a) , sin - a = ± I -I- sin fl ^ i — sin«).

Dans ces formules, les signes supérieurs ou inférieurs doi-

Digili7^y by VjOOglc

TnICO^OMÉTIllE.

vent se correspondre; seulemeni, le signe extérieur aux parenthèses est indépendant du signe qu’elles renferment.

On trouve quatre valeurs, deux à deux égales et de signes

contraires, pour chacun des rapports cos ^ a et sin^a; de plus, les valeurs de sin ^ a sont les mêmes que celles de

cos ^ a. Pour prouver qu’il en doit bien être ainsi, nous nous

servirons du même procédé que dans le cas précédent, mais en l’employant sous forme algébrique. Nous avons vu (7) que tous les arcs ayant sin a pour sinus étaient renfermés dans les deux formules

2njr-(-a, (an-t-ijn — a.

Pour avoir toutes les valeurs possibles de sin ^ a et de cos ^ a,

il faut prendre la moitié de tous ces arcs. On doit alors déterminer les sinus et les cosinus des arcs renfermés dans les deux formules

«ffH — fl, nir-| fl.

Une valeur paire 2k donnée à n conduit aux seules valeurs

sin - a et sin a)=cos-a

ou

COS - a et cos a 1 = sin - a.

En effet, oti peut augmenter ou diminuer un arc d’un nombre entier quelconque de circonférences nhn, sans faire varier la valeur du sinus ou du cosinus de cet arc.

De même, une valeur impaire 2fr -t- i donnée à n conduit aiix seules valeurs

TRIGONOMÉTlllE.

.iiy

3“ Étant donnée tang«, vltervhons laiig - a.

La relation lang 2fl = 2 tanga ^ appliquée aux arcs a et

I — taiig'rt

- a, donne a

2 tang - a

tanga = ;

I — tang’ - a

d’où l’équation du second degré

tanga . tang’ ^ a 2 tang ^ — tanga = o.

Les deux racines de cette équation ont pour produit — 1 élém., 189), quelle que soit la valeur de tang a. Cherchons ces racines sans résoudre l’équation.

Donner tanga, c’est donner (9) tous les arcs compris dans la forfnule

nit + a.

Pour avoir toutes les valeurs possibles de tang ^ a, il faut déterminer les tangentes des moitiés de tous ces arcs, qui sont renfermées à leur tour dans la formule

ir 1 ,

Si l’on donne à n la valeur paire 2k, on obtient tang ^ /fir -t- ^ a j = tang ^ a ,

quel que soit k ; puisque la tangente d’un arc ne varie pas lorsque cet arc varie d’un nombre exact de demi-circonférences.

Si l’on attribue à n la valeur impaire 2k + i, on obtient, quel que soit k (11),

tang 4- ^ -t- ^ a^ = Ung ^ a) = - col 1 a.

Les deux racines demandées sont donc

tang - « et — rot

dont le produit est bien égal k — 1 .

26. a représente, dans tout ce qui précède, le plus petit des arcs qui correspondent à la valeur attribuée au rapport trigonométriquc considéré.

TRIGOHOMÉTSrE.

Il esl utile de remarquer que lorsque^ au lieu de donner seulement cos a, sin a ou tang a, on donne l'arc a lui-mème, le

signe de cos - a, sin - « ou tang - a, ne présente plus aucune

ambiguïté.

Soit, par exemple, a = 5o”. ^ a étant inférieur à 45°, son

sinus et son cosinus seront positifs; mais son cosinus l'emportera sur son sinus. Si l'on connaît sin5o°, on devra donc prendre

sin 25“ = -H ^ ( \/ I -H sin 5o“ — ^ i — sin 5o”) ,

cos 25“ = -t- - ( ^ I -f- sin 5o“ ■+■ ^ i — sin 5o“).

Pour la trisection de l'arc, on suivrait une marche analogue à celle que nous venons d'indiquer (voir Noie II).

Formules rendues calculables par logarithmes.

26. Cherchons à rendre calculable par logarithmes la somme ou la différence de deux rapports trigonométriques.

Des formules

sin (a -f- 6) = sina cosb-h cosasin b, sin (fl — 6 ) = sin a cos b — cos a sin b, cos (fl 4- — cosfl cos b — sin fl sin b,

cos (fl — b) = cosacosb + sinasin6.

on déduit, par addition et soustraction,

sin {a + b) ->r sin (« — b] = asina cosfc . sin (a 4- &) — sin (a — b) = 2 cosa sinb, cos (fl 4- b) 4- cos (fl — b) = 2 cos fl cos A, cos (a — b) — cos (fl -H ft) = usina sin6 .

Posons

a ->r b ■= P , a — b=zq,

c'est-à-dire

n = -{p + g) et b = -{p — q);

il viendra

sin /I 4- sin g = 2 sin - (p 4- g ) cos - {/> — g ) •

sin P — sing = 2 cos- (p 4- g) sin -(p~q).

rosp 4- cosg = 2 cos^{p 4- g) cos ^ (/> — g) , rosg — vosp = 2 sin ^ ip + q] sin ^ (p — g).

TIUGOaOMéTRlE.

On U d’ailleurs

sin^±:cos9 = sin/> ±sin ^ j*

On peul donc écrire

sin cosç = a sin cos

sin P — cos q=zi cos sin

En divisant entre^Ues les formules qui expriment la somme ou la différence ae deux sinus ou de deux cosinus, on obtient les égalités suivantes, qu’il importe de se rappeler ;

sin /> -h sin g ’ + V) cos ^ (y, - lang +

sin P — sin O i i i ’

2cos-(y» -t-^)sin -(p — 7) tang-(p — v)

• oîr. - 1 2 sin - (p -f- a) cos-(p — q)

smp-f-sma a i,

— -c = - = iang-(p -(-a)»

cosp-t-cosg I, . ^ ‘ ^

“Cos-(p + ?)cos-(p— g)

2 sin - (p H- a) cos- (p — a) smp -t- sin g a ' a ^ '

= cot -Vp — q)t

cosg — cosp . I , . . I ,

asm-(p + g)sin -(p— g)

a cos-(p + g)sin -(p — g) smp — sin g a^ a'^ ,

= tang— (p — g)»

cosp-(-cosg I, , I , Ojvr 'n

a cos-(p + g) cos-(p — g)

a cos- (p -t- g) sin -(p — g) smp — sin g a a ^ i.

— î ■= cot -(p 4- g)»

cosg — cusp .1, , . I / , a

2sin-(p + g)sin-fp-g)

. 2 cos- (p 4- g) cos- (p — g J

cosp -+- cosg a''^ '' a ^

cosg — cosp ~ ! i~ ~ T ’

a sin -(p -4- g) sin -(p — g)

= cot^(p 4-g)cot^(p — g).

Oii a enllii

tanga ih tangf» =

siiia , sin<* sin a cos/>±cosa sin 6

rosa cos A

cosa cosft

c’esl-à-«Hre

iniGONOMÉTRlE

langa±lang/> =

sin (a ± b) cos a cos b

27. Proposons-nous mainlenanl de rendre calculable par logarithmes une expression de la forme x = adzb. On suppose que a et 6 sont des nombres positifs dont on connaît seulement les logarithmes; on suppose de plus «><» dans le cas de x — a — b.

On peut écrire

x=a{^.±iy

Si l’on considère le signe -1- , on posera

- = tang>.

d'où

log tang <p = ^ { log /> — log fl ) .

Il viendra alors

x = a(i -l-ung’T) = rtüéc> = -^-

Si l’on considère le signe — , on posera

• - = sin’f,

d’où

log sin ? = ^ ( log & — log a).

Il viendra alors

x = a{i — sin’(f) = acos’f.

28. Comme application, cherchons l’expression Irigonomé- Irique des racines de l’égualion générale du second degré

ax^ bx + c = O.

Les coefficients a, b, c, sont supposés des expressions monômes.

La formule de résolution est

— 6± ^6’ — ^ac

aa

I» Si l’on a ft» — 4ac>o, les racines sont réelles et inégales. On peut toujours regarder a comme positif. Considérons d’abc>rd le cas où c est ]> o.

TMGONOMÉTRIE.

En mellatn — h en facienr coniinun, on penl écrire

quaniile positive et plus pente que i, puisque Ion

a 6’ — ^ac~^o, peut être égalée à sin’<p. Il vient

On a (24)

eosij)

I — cosif = 2sin’-Ÿ, I -t- cos(j> = 2 ros’ - i)».

Par conséquent

X = sin’ - ® , .r = cos’ - o.

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