‹ Cours de mathematiques a l'usage des candidats a l'ecole centrale des arts et manifactures, et de tous les eleves qui se destinent aux ecoles du gouvernement (volume 2)Chapitre 283 sur 355 · Exemples · texte numérisé non relu

Exemples

1° Soit 7 = cosx. On peut remplacer cos x par sin , et

garder alors / comme une fonction de fonction. Si l'on pose

re-

on a

d'ou (126)

rr

y sm «, y = cos H . a’.

De - — X = « on déduit d'ailleurs «' = — 1 (120). Par conséquent.

y = - cos (^ - x) =

sin X.

La dérivée du cosinus est donc égale au sinus pris en signe contraire.

a” Soit r = sécx = — ^ • Posons cosx - «, U viendra ' cosx

et nous pourrons appliquer le théorème des fonctions de fonctions. On aura (122)

Hais tt' — — sinx, d'après ce qu'on vient de voir (1°). Donc

, sinx .r"= — y--

3® Soit r = cosécx = — • Posons sinx = //, il viendra

Sinx

COMPLÉMENT' d'aLGÈBHE.

d’où

Mais u' = cosx. Par suite,

. ros.r • sin’x

4“ Soit v= logsiiM-. Posons sinj = u. Il viendra lc^«, d’où (125)

On a

Par suite,

u’ =z cosa:.

, lOC^COSJ* ,

y = — = loge . cotx.

sin X ®

5“ De meme, pour / = logeosx, on posera cosx = u. Il viendra

r = >og«.

d’où On a

et fiar suite,

y=l2iî.«'.

Il = ~ 8in.r,

, logesinx ,

/ = — = — loge . tangx.

cosx

6” Soit J = ( logx)". Posons logx = n. Nous aurons

d’où

et '

loge

Par suite.

, /«loge, (logx)" ' . ' .

7” Soit encore J =

sin‘x’. Posons

x’=« et sin«=re, • •

il viendra

r = e*, d’où y'=4i^.(>'. ' .

Mais

i>'=C08u.u' et n'=ax. . ■* ..a'*

Par conséquent.

y' = Sxsin’x^cosx*.

A propos dç cet exemple, il faut bien remarquer que, comme nous l’avons déjà dit (129), chaque signe d’opération correspond à une fonction particulière. L’exposant a de la variable x conduit à une première fonction

COMPLÊMEMT u'algÈBKE. * 49^

x' = U, le signe sinus à une seconde fonction v , l'exposant 4 superposé au signe sinus à une nouvelle et dernière fonction ou y.

Quand on a pris un peu d’habitude, on opère plus rapidement en décomposant les fonctions par la pensée, sans employer de lettres auxiliaires.

8° Soit, comme dernier exemple, y = c* . On posera

On aura alors .

= V et = U,

d’où, en opérant dans le système népérien,

On a d’ailleurs

d’où v'=e“u‘, enlin n'=e‘.

En substituant, il viendra

ce qu’on aurait pu écrire immédiatement, en appliquant la formule générale (129)

Dérivées des fonctions inverses.

131. Nous avons fait au n° 127 usage d’une méthode que nous devons généraliser avant d’aller plus loin.

Supposons qu’on ait^= F(x). En résolvant cette équation par rapport à X, on en déduira x = <f caractérisant une autre fonction qui pourra être plus facile à dériver que la fonction F. Les deux fonctions F et Ÿ sont dites inverses l’une de l’autre.

Les deux équations considérées n’étant que deux formes différentes d’une même relation, si l’on donne é x un accroissement èx, prendra dans toutes les deux le même accroissement à/; c’est-à-dire que, do

toutes les deux, on tirera le même ^ • Or on aura

y = lim ^ = — , = — ; ou r’ == .

• . Hm ^ ^ V (J-) Ÿ [*'(■*•)]•

^ Ainsi, au n° 127, nous avions

y = arc sin .r , d’où .r = sinr et x' = 9' (r ) = cos/.

Par conséquent,

coB.r cos (arc sin x) y/,

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