‹ Cours de mathematiques a l'usage des candidats a l'ecole centrale des arts et manifactures, et de tous les eleves qui se destinent aux ecoles du gouvernement (volume 3)Chapitre 147 sur 181 · Lorsque, dans l’équation · texte numérisé non relu

Lorsque, dans l’équation

fljr’ ->rbx-{-c=zo.

le coefficient b est divisible par 2, la formule précédente" est susceptible d’une petite simplification. Posons b = zb', la formule deviendra

— ib' ± b'' — Lac

ia

On pourra diviser alors par 2 les deux termes de celle expression ; pour diviser le radical par 2, il faudra diviser par 4 la quantité placée sous ce signe. On aura

— 6' ± slb ’' — «ë

Si l’on applique celte formule à l’équalion ' 4^’ — — 21=0,

on obtient immédiatement

Désignons par x' et x" les deux racines; nous aurons en les séparant

183 . On peut résoudre directement l’équation ojc’ bx -h 0 = 0.

Faisons passer le terme indépendant dans le second membre, nous aurons

ax^-\-bx = — c.

Les deux termes or’ 4- bx peuvent être considérés comme les

deux premiers termes du carré du binôme x\a-\ p. Com-

2 Vrt

piétons dans le premier membre le carré de ce binôme en

ALGÈBRE ÉLÉMENTAIRE

x\fâ-

ajoutant aux deux membres de l’équalion la quantité -7-:

il viendra

ax' + bx-\-j—=z-f c,

d'où

b’’ — ^ac

On en déduit

b — ^nc

n.\fâ

c’est-à-dire

f- — bdz^b’’ — Aac • — b ± ^b' — 4 ac

x\/a = ^—= — - — et x = 3 — ,

comme nous l’avons déjà trouvé.

On doit supposer, en effectuant ce calcul, que le coefficient a est positif; ce qui est toujours permis, puisqu’on le rendra tel, s’il est négatif, en changeant les signes de tous les termes de l’équation.

Remarques sur la nature des racines des équations du second

degré.

18^. Considérons la formule

qui correspond à la forme

x' + px-i-q = o.

Si l’on a ^ 5 > o, les deux racines

seront évidemment rdeZ/cie/ inégales. (Les quantités positives et négatives constituent les quantités algébriques réelles par opposition aux quantités imaginaires.) Dans cc/as, le premier membre de l’équation équivaut à la différence de deux carrés.

En effet, si ^ q est plus grand que zéro, on peut poser

quantité positive quel que soit K, pourvu qu’il soit réel. On dé- I. aa

338 ALGÈBRE ÉLÉMENTAIRE

duit de cette relation

et l’équation proposée devient

a:* 4- px

c’est-à-dire

On peut récrire alors sous la forme

Pour qu’un produit soit nul, il suffit que l’un de ses facteurs soit nul, les autres ayant des valeurs finies. On est ainsi conduit aux relations

ce qui ramène aux racines déjà trouvées.

185. Sil’ona^ — ? = o, les deux racines x' et x" se réduisent à x = — ^: elles deviennent égales. On continue de dire

cependant que l’équation admet deux racines. Dans ce cas, le premier membre de l’équation est un carré parfait, puisqu’on

obtient, en remplaçant q par sa valeur ^ »

x^ -\-px = o ou =o.

On peut écrire alors l’équation sous la forme

et les deux facteurs égalés à zéro donnent tous deux

186. Si l’on a ^ les deux racines a;'et x" sont imaginaires, puisque la quantité placée sous le radical est négative. Le premier membre de l’équation équivaut alors à la somme

de deux carrés. En effet, si Ç — q est plus petit que zéro, on

peut posée

ALGÈBRE ÉLÉMENTAIRE

quantité essentiellement négative quel que soit K, pourvu qu’il soit réel. On déduit de cette relation g = ^ -4- K’, et 1' tion devient *

1 equa-

{^ + ^)Vk' = o.

La somme de ces deux carrés sera toujours positive, quelle que soit la valeur réelle attribuée à x. On voit pourquoi l’Algèbre conduit dans ce cas aux symboles imaginaires.

Si dans la formule générale

on remplace^ — q par — K’, on obtient

c’est-à-dire

x = — (177, lo»).

On voit que les quantités imaginaires du second degré sont de la forme x = a±biy aexb étant des quantités réelles quelconques. On soumet ces expressions aux mêmes règles de calcul que les expressions réelles, en convenant seulement de remplacer dans les résultats obtenus i' par — i : c’est étendre à — I la définition ordinaire de la racine carrée d’un nombre.

187. Si l’on avait considéré la formule plus générale — b± \Jb' — ^nc '

on aurait été conduit à des conclusions identiques à celles que nous venons d’indiquer, en considérant successivement les conditions

fc’ — ^ac~^o, 6’ — ^ac — o, b‘‘ — ^ac<C.o.

En résumé, l’équation du second degré à une inconnue a toujours deiix racines. Ces racines peuvent être : i® réelles et inégales; 2 “ réelles et égales; 3® imaginaires.

▲LGEBEE ÉLÉMEX9TAIEE.

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* Exemples.

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