THÉORIE DES LOGARITHMES
De l'expression a^.
243. Nous avons déjà démontré [Àrith., 189, note) : 1 ° que les puissances successives d’une quantité positive plus grande que I , croissaient avec l’exposant de manière à devenir plus grandes que toute quantité donnée; 2 “ que les puissances successives d’une quantité positive plus petite que i, diminuaient à mesure que l'exposant croissait, de manière à tomber audessous de toute quantité donnée. Mais ces démonstrations supposaient l’exposant entier et positif.
Considérons le cas où cet exposant est fractionnaire et égal .
à L’expression a!’ revient à J'n'’- Si a est plus grand que 1 ,
or sera plus grand que 1 et il en sera 3e même de '!ja‘“t car une ^ quantité plus petite que 1 élevée à la puissance 9 , donnerait un
ALGÈBRE ÉLÉMENTAIRE. 4*5
rôsullal inférieur à i. De plus, si l’on fait croître-, il en sera
(le nn^inc évidemment de ai {*).
Si P est égal à i et si l’on a ai, à mesure que q augmentera ,
(tf diminuera en restant supérieur à i, mais en en approchant
autant qu’on voudra. Posons, par exemple, ai <C, i-)-a,aétant une quantité aussi petite qu’on voudra. En élevant les deux membres de l’inégalité à la puissance q, nous aurons
condition à laquelle on peut toujours satisfaire puisque i -t-a surpasse i [Àrith., 189, note).
Si a est plus petit que i, l’expression n^ou y' «r est inférieure à I. En effet, ac est inférieur à i, il en est donc de même de. yaP ; car une quantité plus grande que i élevée à la puissance q, ne pourrait donner qu’un résultat supérieur à i. De plus, si
l’on fait croître - , il est évident que ai diminuera {!*).
Si P est égal à i, et si l’on a ai, à mesure que q augmentera,
al augmentera en restant inférieur à i, mais«en en approchant autant qu’on voudra. En effet, a étant plus petit que i, on peut
( * ) Si l'on a
on en déduit Par suite
c’est-à-dire
(’'*) Si l'on a
on en déduit Par suite
c’est-à-dire
p'h> Pi'-
P' ^ al > al .
aP'1 < aPl' et '''Va'’’’ < t P
ALGÈBRE ÉLÉMENTAIRE
poser rt =:^, «' étant supérieur à i. On a alors
ai —
S. mesure que q augmente, a'ï diminue en restant ^supérieur à I, mais en en approchant autant qu’on veut. 11 en est donc
de même de ai, qui reste seulement inférieur à i.
Si a reçoit un exposant négatif — m, on aura l’expression
Si a est plus grand que i, sera plus petit que i; si a est plus
petit que i.^sera plus grand que i. On retrouvera donc inversement les mêmes résultats que précédemment.
244. Nous pouvons maintenant considérer la fonction exponentielle a’. La fonction considérée a reçu cette qualification, parce que l’inconnue ou ia variable indépendante y est en exposant (11).
Je vais démontrer que a: variant d'une manière continue, la fonction a^ varierà elle-même d’une manière continue.
Je supposerai jJ’abord a)> i.
Donnons à un accroissement h aussi petit qu’on voudra. La fonction deviendra et prendra un accroissement représenté par la différence
Quel que soit h, a ’' — i est positif, puisque a étant plus grand que 1 , il en est de même de a* (243). Par conséquent, la fonction croît en même temps que ar, comme nous l’avons déjà indiqué. (nJL • jCUtl-'
Je dis maintenant qu’on petit donner à h une valeur
qu’on ait a * — i cT — , a ét®t tout ce que l’on voudra supposer t
de plus petit. A est une quantité de la forme q étant aussi grand que possible. Donc (243), a* pourra différer de i d’une
quantité moindre que ^ si l’on donne à q une valeur convenable. On aura alors
ou a
a’CiaL.
Ainsi, l’accroissement de la variable tendant vers zéro, il en
Al.r,F.DI\E ÉLÉMEJVTAIRE. 4 *”
sera de même de raccroissemeiU de la fonciio»; ce t|ui prouve sa continuité. En d’autres termes, la fonction passe d’une valeur à une autre en parcourant tous les degrçs intermédiaires; sans quoi, pour une variation insensible ou infiniment petite de la variable, elle éprouverait une variation brusque, ou finie.
Si l’on suppose «<] i, on posera «=^5 a’ étant supérieur
à I. On en déduira a’’ variant d’une manière continue
avec X, il en sera de même de -7- ou de
2-45. Supposons n i et faisons croître, dans l’expressioii X d’une manière continue depuis — x jusqu’à - 4 - x .
Pour
on a
Pour
on a
rt* = a" == I .
Pour
on a
La fonction croit d’ailleurs d’une manière continue (2Wr). Par conséquent, x parcourant toute l’échelle des grandeurs réelles depuis — X jusqu’à -i- 00 , a* parcourt toute l’écbelle des grandeurs positives depuis o jusqu’à -l-x . Les valeurs négatives de X correspondent aux valeurs de a* <[ i et les valeurs positives de X aux valeurs de a*> 1 .
Si l’on suppose a 1 ou a = ^î a' étant plus grand que i,
on a a*= -r'
Pour