CHAPITRE V
EXEMPLES DE DISCUSSION GÉNÉRALE D'ÉQUATIONS A DEUX VARIABLES, DANS LE CAS DES COORDONNÉES RECTILIGNES.
100. I. Lieu (les poiitls dont le produit des distances à deux points fixes demeure constant.
Si l’on désigne par u et r les distances d’un point du lieu aux deux points fixes, son équation naturelle est immédiatement
up = m^.
Le lieu est évidemment symétrique par rapport à la droite qui joint les deux points fixes et par rapport à la perpendiculaire élevée au milieu de celte droite : ce qui règle immédiatement le choix des axes rectilignes. L’équation naturelle montre que le lieu est fermé.
OéOMÉTttlE AHALTTIQUE. 97
Si l’on représente par -i.d la distance AB des deux points fixes et si M est un point du lieu {jig. 4fi)i on aura ^
k’=j’ + (x — (•/)’ et + (■/)’, ■*
d’où, pour l’équation du lieu en coordonnées rectangulaires,
[r’-t-(x-r/)>l (x4-rf)’J = 7«‘.
c’est-à-dire
Cette équation ne contenant que des puissances paires des variables, prouve que l’origine des coordonnées est un centre de la courbe. On en déduit (en écartant le signe — du second radical qui correspond à des valeurs de toujours imaginaires)
Reprenons l’équation (i) : si l’on y forme la quantité é’— 4«c, on trouve
quantité toujours plus grande que zéro. Ainsi les racines de l’équation (i), si l’on y regarde 7-’ comme inconnue, sont toujours réelles. Leur somme — a(x’-l-'rf’) est toujours négative. On aura donc deux racines négatives |)our ou quatre imaginaires pour r, si le produit (x’ — r/’)’— de ces racines est positif.
Pour que admette une valeur positive ou y deux valeurs réelles, il faut donc que la condition (x* — rPy — »î‘ <0 soit satisfaite.
Elle revient à ‘ \ '
c’est-à-dire . .
ou "bien à c'est-à-dire
X < -f- -4- ou x> — /r/’-+- /«’; .r’> iV’— nr.
x'P’ \J <1‘ — /«’ ou X < — \/iP — nd .
On ne peut donc donner à x de valeurs positives qu’entre -L/cf’ — nP et 4- de valeurs négatives qu’entre — \j(P — nP et — \/<P->rm‘. Pour ces valeurs limites données à x, on a d’ailleurs /= o.
Ainsi, la courbe est bien limitée dans le sens des abscisses, et par suite dans le sens des ordonnées.
Nous distinguerons les trois cas suivants :
I” /«>rf.
Dans ce cas, les limites iw’ et m‘ sont imaginaires.
Par suite, la courbe ne coupe l’axe des x qu’en deux points déterminés'* par les valeurs x = ± Si ces^ points sont C et C', la courbe
sera tout entière comprise entre les parallèles menées par ces points à l’axe des/' (fig. 47)- Ouanl aux valeurs maximums et minimums de /, on a