‹ Cours de mathématiques, à l'usage des candidats à l'École polytechnique, à l'École normale supérieure, à l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 103 sur 306 · P(À — X) = PA — PX · texte numérisé non relu

P(À — X) = PA — PX

les deux membres de celte égalité ont donc la même limite (334).

Mais, puisque X a pour limite A, le premier membre à pour limite zéro (336), et il en est de même du second. On a, par conséquent,

lim (PA - PX) = o ou lim PX = PA.

341. IL La limite de la différence de deux quantités variables est égale à la différence des limites de ces quantités.

Soient X et Y les deux quantités variables, lt et /* leurs limites, a et (3 les différences qui existent à un instant donné

entre X et Y et leurs limites, différences qui sont des infiniment petits (336). On a d'abord

X = /, + 0c et Y = /t + p, d'où

A la limite, a et (3 s'annulent, et il reste lim(X- Y) -=/,-/,.

34-2. III. La limite de la somme de n quantités variables est égale à la somme des limites de ces quantités, pourvu que n soit un nombre fini.

Considérons les n quantités variables X, Y, Z, . . . , dont les limites sont ll9 /,, lz,

Les différences lx— X, /, — Y, /3 — Z, ... sont des infiniment petits (336).

La somme de ces n différences est moindre que n fois la plus grande d'entre elles, que nous désignerons par a; mais, la limite de a étant zéro, il en sera de même de celle du produit ncn (340) et, a fortiori, de celle de la somme des n différences considérées. On peut donc poser

lim[(/, - X) -f- (/, — Y) -h (/, — Z) -4- . . .] = o

ou

limft/, -+- /, -+- /, -4-. . .) — (X h- Y + Z + . . .)] = o,

c'est-à-dire

lim(X -4- Y -h Z -h . . .) = /t h- /, ■+- /, + . . . .

Ainsi, la limite d'une somme est la somme des limites de ses parties.

La démonstration et le théorème seraient en défaut, si n n'était pas un nombre fini. L'Algèbre l'indique en donnant au produit n<x, pour n =oo, la forme indéterminée ooxo (Alg. élém., 119).

On le voit d'ailleurs bien simplement, en partageant un

nombre donné a en n parties égales. On a alors, quel que

soit n,

a= — i 1 h... («fois).

Si Ton fait croître indéfiniment n, la limite de chaque partie

est zéro, et la limite de leur somme est cependant toujours égale à a.

343, IV, La limite du produit de n facteurs variables est égale au produit des limites de ces facteurs, pourvu que n soit un nombre fini.

Soient X, Y, Z, . . ., W les n facteurs variables, et /„ /„ h> •••. h* leurs limites respectives. En désignant par a, (3, y, . . ., v les différences qui existent à un instant donné entre ces facteurs et leurs limites, et qui sont des infiniment petits (336), on peut poser les égalités

X^/,4-a, Y^-Kp, Z = /3-4-y, ..., W:-i/« + v.

En multipliant toutes ces égalités membre à membre, il vient

XYZ. . .W = (/,+ a) (/, -h P) (/, + y). ..(/„ + v).

Le second membre de cette dernière égalité contient un nombre de termes représenté par 2" (Alg. élérn., 29). Le premier de ces termes est évidemment liltlz . . . ln. Tous les autres termes, en nombre égal à 2* — 1, renferment au moins un des infiniment petits a, (3, y, . . . , v, et tendent, par conséquent, vers zéro quand les facteurs variables tendent vers leurs limites (336, 340). Il en est donc de même de leur somme, à la condition expresse que in — 1 ou n soit un nombre fini (34-2). On a alors, à la limite,

limXYZ.-.W^/j/j /,.../„.

344. V. La limite du quotient de deux quantités variables est égale au quotient des limites du dividende et du diviseur.

Désignons par lv et /, les limites des quantités variables X et Y; soient Z leur quotient à un instant donné, et X sa limite.

De l'égalité

on déduit

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