I. Quand x croit indéfiniment, le rapport — ^— dimi
nue ou croit, en tendant toujours indéfiniment vers zéro, suivant que a est plus grand ou plus petit que 1.
Pour x = 00, le rapport considéré prend la forme indéterminée db — (4-96). Nous allons lever cette indétermination
(Alg. élém., 119).
Si le nombre x &y pour logarithme dans le système dont la base est a, on a, par définition (4-91),
x — a* et = — •
x ay
1* Soit a>i.
x et y croissent ensemble indéfiniment (491, 496). Mais,
ax d'après la limite trouvée pour le rapport — , quand x, positif,
croît indéfiniment (487), on voit immédiatement que le rapport inverse -ou^- décroît et tend indéfiniment vers zéro, ax ay '
lorsque x ou y croît indéfiniment. Il en est donc de même du rapport -^^-
2° Soit a < I .
Pour que x croisse indéfiniment, il faut que y soit négatif et croisse indéfiniment en valeur absolue (509). Posons donc
<* = -, (*'>0 et y =—f (/>o). On a alors
a?~ ( iW "" a'f'
D'après ce qu'on vient de dire (i°), le rapport positif -^ diminue et tend indéfiniment vers zéro, quand y1 croît indéfini-
r' ment. Le rapport négatif — ^p croîtra donc, en tendant éga-
lofif x
lement vers zéro, et il en sera de même du rapport &" •
512. II. Quand x croit indéfiniment, la limite de V exprèss ion x* est V unité.
Pour x = oo, l'expression proposée prend la forme indéterminée oo°. Nous allons lever cette indétermination.
Si Ton prend le logarithme de x* dans le système dont la
base est a, on a (495) !
loga** = ilog.* = !2Ç£.
La limite de ce logarithme sera donc zéro (511), quand x croîtra indéfiniment.
Mais, si la limite du logarithme de x* est zéro, c'est que la limite de cette expression, pour a? = oo, est elle-même l'unité (496).
513. III. Quand x tend indéfiniment vers zéro, la limite de l'expression xx est l'unité.
Pour x = o} cette expression prend la forme indéterminée o°. Nous allons lever cette indétermination.
Posons
jc tendant vers zéro, y = — croîtra indéfiniment. On a d'ail-
leurs, en élevant à la puissance x les deux membres de la
relation précédente,
Mais, d'après ce qu'on vient de voir (512), la limite de/^, quand y croît indéfiniment, est égale à l'unité. Il en est donc de même de celle de x*.