DIFFÉRENTE DE ZÉRO
518. Désignons par a l'infiniment petit principal, et par p un infiniment petit du nièna* ordre. On aura à la fois, par définition,
iima^o, limp = o.
Représentons par k une quantité finie quelconque, différente de zéro, et par w une quantité qui tend vers zéro en même temps que a. Nous aurons, par définition (516),
lim-H-
— k ou -£- = k -+- r,),
c'est-à-dire
p = <xn(k + «).
Telle est la forme générale de tout infiniment petit du n» ordre.
Si n — i, on a
p est alors du premier ordre ou du môme ordre (517) que l'infiniment petit principal.
519. On peut avoir à considérer des infiniment petits dont le rapport à une puissance fractionnaire de l'infiniment principal a une limite finie. Leur ordre devient, dans ce cas, fractionnaire.
Si Ton a, par exemple,
p pr=«7(A:H- w),
p est un infiniment petit de Tordre -•
Comparaison des infiniment petits d'ordres différents.
520. Il est évident que, de deux infiniment petits d'ordres différents, celui de l'ordre le plus élevé est infiniment petit par rapport à Vautre.
Soient les deux infiniment petits p et pt rapportés à Tinfiniment petit principal a et, n^ étant plus grand que n, supposons qu'on ait (518)
p = QLn(k+ w), pi = «M*i-l- «t);
on en déduit
p, a"t(*»-mi) = an n *!-+-&), m p a"(A:-l-w) ' Xr-4-w "
La limite de ce rapport est évidemment zéro, puisque Ârt et k sont des quantités finies différentes de zéro, et que toute puissance positive de a, dont l'exposant est un nombre fini, tend vers zéro en môme temps que a (347).
Il résulte de là que pt finit par devenir un infiniment petit relativement à p, de manière à pouvoir être négligé devant lui dans les cas appropriés.
Opérations sur les infiniment petits.
521. Soient des infiniment petits p, pt, ps, ... d'ordres croissants n, nly nt, . . ., rapportés à l'infiniment petit principal a.
i° La somme de plusieurs infiniment petits est du même ordre que celui dont l'ordre est le moins élevé.
On a, en effet,
P + Pt+Pt-*---- P j Pt j pi
Et le premier rapport du second membre tend vers une limite finie (516), tandis que tous les autres rapports tendent vers zéro (520); ce qui justifie l'énoncé.
On peut dire, de même, que la différence de deux infiniment petits est du même ordre que celui dont l'ordre est le moins élevé.
2° Quand on multiplie deux infiniment petits, l'ordre du produit est la somme des ordres des facteurs.
On a, en effet, l'égalité
L II— w< .
Chaque facteur du premier membre tendant vers une limite finie (516), il en est de môme du produit indiqué dans le second membre (343), et l'énoncé est justifié (516).
3° Quand on divise deux infiniment petits, l'ordre du quotient est la différence des ordres du dividende et du diviseur.
On a, en effet, l'égalité
El
Il • P — p .
Chaque rapport du premier membre tendant vers une limite finie, il en est de même du quotient indiqué dans le second membre (344), et l'énoncé est justifié (516).
4° Quand on élève un infiniment petit à une puissance, l'ordre de cette puissance est le produit de V ordre de V infiniment petit par l'exposant de la puissance.
Soit l'infiniment petit p, qui est d'ordre n. Nous aurons, en désignant par p l'exposant de la puissance, l'égalité