‹ Cours de mathématiques, à l'usage des candidats à l'École polytechnique, à l'École normale supérieure, à l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 167 sur 306 · Si l'on considère spécialement la fonction simple · texte numérisé non relu

Si l'on considère spécialement la fonction simple

quotient (557)

on doit faire le dividende u égal \ une constante et le diviseur v égal à x. On a ainsi (5W)

dy a , adx

dx x1 ' * x1

x -+- A.r ' d'où, par soustraction,

* X -H Ax X

— a àx

On en déduit évidemment, en divisant par bx et en passant aux limites,

dy a .adx -/-=. et dr = r-

dx x* " x1

La dérivée ou la différentielle est ici négative, parce que la l fonction diminue quand la variable augmente. Les deux ac- | croissemertts sont ainsi de signes contraires., et leur rapport est négatif. |

On aurait directement, en suivant la marche indiquée au n° 561,

Différentiation d'une puissance quelconque. 576. Soit la fonction composée

où u est une fonction de a: et m une constante.

Pour arriver à une règle complètement générale, nous devons distinguer plusieurs cas :

i° m est entier et positif.

y étant alors le produit de m facteurs égaux à w, sa différentielle logarithmique (573) est égale à la différentielle logarithmique de tt répétée m fois. On a donc

dy du

et, en multipliant de part et d'autre par y = «'", il vient

dy •=. mum~x du.

q° m est fractionnaire et positif.

Soit m = —, p et q étant entiers et positifs. II en résulte

p y = un.

En élevant à la puissance q les deux membres de cette égalité, on a

y<*—uP.

Ces deux fonctions étant constamment égales, leurs différentielles le sont (5W), et il en est de même de leurs différentielles logarithmiques (572). On ;peut donc poser

dyi __ duP ~yï ~~ Hp'

c'est-à-dire, puisque p et q sont entiers et positifs (i°),

dy du

47 2 ALGÈBttE SUPÉKIEURF.

On en déduit, en divisant par q et en multipliant par

J <l « </ ou encore

dy •=. mu"'-1 du.

3° m est un nombre négatif, entier ou fractionnaire.

Soit m .---. — n, n étant un nombre positif, entier ou fractionnaire. Il en résulte

ou

yun-=. i.

En appliquant au produit yun le théorème de la différentielle logarithmique (573) et en remarquant que i est une constante dont la différentielle est nulle (5W), il vient

dy dun

c'est-à-dire, puisque n est entier et positif (ift),

dy dun du

En multipliant les deux membres de cette égalité par >-. u-n, on trouve

i du . »

«y — - — nu n — — — nu- n~l du.

ou encore

dy — mum l du.

Cette dernière formule est donc complètement générale et reste vraie, que l'exposant m de la puissance um soit entier ou fractionnaire, positif ou négatif.

En divisant par dx les deux membres de la formule, on a, également d'une manière générale,

dy m i du

-f- = mum~x — • dx dx

La dérivée ou la différentielle de la puissance miime d'une

fonction est donc égale à m fois le produit de la puissance (m — iyème de la fonction par sa dérivée ou sa différentielle.

577. La diiïérentiation des radicaux est comprise dans la règle précédente.

Soit la fonction composée

y = "\/lt r= um.

Nous aurons

dy~ — um dt/,

c'est-à-dire

, I —zr- , dit

dy= —u m du = — r

J m '" T..1 mu "l

ou

dy =

el, en divisant par dx de part et d'autre,

du dy dx

La dérivée ou la différentielle de la racine miéme d'une fonction est donc égale à sa dérivée ou à sa différentielle divisée par m fois la racine mième de la puissance (m — i )'*'«<■ de la fonction.

Dans le cas particulier de m = 2, qui se présente fréquemment, on a

y = \fu

et

du

, du dy dx

dy— — j=> -4- = — t=-

2 SJ U ax 2 V u

La dérivée ou la différentielle de la racine carrée d'une fonction est donc égale à sa dérivée ou à sa différentielle divisée par le double du radical.

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