THÉORÈME DE DUHAMEL SUR LES SÉRIES A TERMES POSITIFS
Nous avons vu (371 à 375) que le théorème usuel sur la convergenco des séries à termes positifs, fondé sur l'examen du rapport d'un terme au précédent, est en défaut lorsque ce rapport, tout en ayant pour limite l'unité, finit par rester constamment inférieur à sa limite.
Le théorème de Duhamel permet, en général, de résoudre cette difficulté, et devient ainsi le complément nécessaire du premier théorème, bien qu'il présente, lui aussi, un cas douteux.
Soit la série (U) à termes positifs
(U) «1-+- Ut-h ttj-h. . .-+-«„-! -+- ua-h */*+!-+-
Admettons qu'on ait
lim
lim^±i=i,
et que le rapport -^ demeure constamment inférieur à l'unité, à partir d'un certain rang. On peut alors mettre ce rapport sous la forme
un i -+- a '
a étant un infiniment petit positif (336).
Cela posé, la série (U) est convergente ou divergente, selon que la limite du produit n% est supérieure ou inférieure à l'unité. Si la limite du produit /ia est égale à V unité et si ce produit, à partir d'un certain rang, reste inférieur à sa limite, la série est divergente.
i° Supposons d'abord
lim/ia = A: et A>i.
Si m est une quantité quelconque, mais déterminée, comprise entre i
et k et, par suite, plus grande que 1, on a évidemment (691)
en désignant par 8 une quantité qui tend vers zéro, à mesure que n augmente.
Pour qu'on ait, à partir d'une certaine valeur de /1,
il suffit donc qu'on ait
c'est-à-dire
(a) a>— (i-f-S) ou «a>/n(i-HS).
Or, à mesure que n augmente, le premier membre de la dernière inégalité tend, par hypothèse, vers k qui est plus grand que m, tandis que le second membre tend vers m, puisque S tend vers zéro. Par conséquent, à partir d'une valeur déterminée de n, l'inégalité (1) sera satisfaite. D'ailleurs, cette inégalité revient à
ou a