DES RAPPORTS ALGÉBRIQUES
Définitions.
56. L'expression de la division de deux quantités quelles qu'elles soient, monômes ou polynômes, entières ou fractionnaires, rationnelles ou irrationnelles, positives ou négatives, constitue un rapport algébrique. Toutes les règles du calcul des fractions numériques et toutes les dénominations correspondantes s'appliquent aux rapports algébriques.
Puisqu'une lettre peut représenter en Algèbre une quantité
quelconque, si Ton a un rapport 79 on peut le représenter par
une seule lettre q, que la division de a par b soit ou non possible. On a alors, d'après la définition de la division,
fl = 6x q :
c'est en cela que consistent réellement les démonstrations que nous allons rapidement indiquer.
Opérations snr les rapports.
57. I. On ne change pas la valeur d*un rapport en multipliant ou en divisant ses deux termes par une même quantité*
De ^ = ç on peut déduire v— — = g, c'est-à-dire que le
rapport t ®st égal au rapport v^— > ^ étant une quantité
quelconque.
En ciTet, puisqu'on a
344 ALGÈBRE ÉLÉHEIfTAIRE.
on a aussi
et Ton en tire
axm = bxmy<qp
axm a
bxm
58. 11 résulte immédiatement de ce théorème que, pour réduire un rapport algébrique à sa plus simple expression, il faut rendre ses deux termes premiers entre eux.
On dit que deux quantités sont algébriquement premières entre elles, lorsqu'elles n'admettent aucun facteur commun, soit numérique, soit algébrique» soit monôme, soit polynôme.
Considérons le rapport
Mettons en évidence au numérateur le facteur commun tua^b*; le numérateur devient
Mettons en évidence au dénominateur le facteur commun 28a*&'; le dénominateur devient
Le rapport prend donc successivement la forme
i2fl^^^(fl— 6) Sb^a-'b) __3ft'
2ba'b'(a^^ laù-hb^) ~" 7a(a — 6j(fl -^6j ~~ 7â(a— é)'
et il est finalement réduit à sa plus simple expression.
59. Pour réduire plusieurs rapports au même dénominateur ou au plus petit dénominateur commun, il suit aussi du théorème du n« 57, qu'on doit opérer comme en Arithmétique.
Soient les rapports
i2a'6''(û[ 4- 6) ^oa/^c'la — b) 2']u^c'[(t' — i/-)
Les dénominateurs décomposés en facteurs donnent
i2a^b^a -h b)— 2.^x3 X «' X &* X (« -:- 6), 40a^c'(a — 6) = 2«x 5 X a' X c'X («— ft), 27 b*c* (a*— b') = 3» X 6» X 0=» X (a -4- 63 X (a — b).
ALGÈBRE ÉLÉMEIVTÀIUE. 34 3
Leur p]us petit multiple commun est donc 2^X3*x5xa'X^»Xc'X(a-f-^)X(a — 6).-:io8o«'i>c>(rt'— 6').
£n divisant ce plus petit multiple commun par chacun des dénominateurs, ce qu'on fera en supprimant ieurs facteurs parmi ceux du pius petit multiple commun, on trouve pour quotients successifs :
2 X3»x5xaXc*X(a— b) = goac*{a— 6),
3' X 6* X ex (an- 6) = 276^^(0 h- A),
2*X 5 X a* =z^oa*.
En multipliant respectivement les deux termes de chaque rapport par ces quotients, les rapports proposés deviennent finalement
63oac*{a — b) 8i6*o(a-t-6) 2opa*
60. Pour additionner plusieurs rapports^ il faut les réduire au même dénominateur, ajouter leurs numérateurs, et donnera la somme obtenue le dénominateur commun.
Pour soustraire deux rapports, il faut les réduire ad même dénominateur, retrancher leurs numérateurs, et donner à la différence obtenue le dénominateur commun,
61 • II. Pour multiplier deux rapports, il faut les multiplier terme à terme.
Soient les deux rapports -r et -j« Posons j zrz q qi , = g'.
Nous aurons (56)
a = bq, c z= dq'.
SI nous multiplions ces deux égalités membre à membre, il
vient
ac =r bdqq\
En divisant alors les deux membres de cette dernière égalité par bdf on a
ac , a c
346 ALGEBRE ÉLÉMENTAIRE.
Cettre règle s'étend immédiaiement à un nombre quelconque de rapports.