Il faut bien comprendre que, si l'expression de l'in
connue est fractionnaire, elle peut se présenter sous la forme -
sans qu'il y ait réellement indétermination. Il suffit qu'on ait oublié un facteur commun aux deux termes de la fraction et que les hypothèses particulières qu'on a faites le rendent nul,
pour que la valeur - apparaisse. Si la véritable valeur ainsi
masquée n'est pas -9 on dit que l'indétermination n'est qu'apparente
algèbue élémentaire. 383
Soit, par exemple, Texpression
a -h Si l'on suppose a = b, elle prend la forme
Mais on peut meure le produit [a -h 6) (« — é) à la place de rt'— 6*. On voit alors que le facteur a — 6 est commun aux deux termes de la fraction, et qu'il devient nul pour a = b. Si Ton a soin de le supprimer avant toute substitution, l'expression devient
et sa véritable valeur pour a = 6 est
x=: aa.
De même, l'expression -- — ~ y devient - pour a; = i.
X "T" ù X "~~" iL O
Il en résulte que les deux termes de la fraction sont divisibles par le binôme x — j (36), qui prend la valeur o pour ^ = i. Si l'on simplifie d'abord la fraction en divisant ses deux termes
par ^ — I, elle prend la forme y— 9 et la valeur x = i
conduit au résultat — ■=•
Au lieu de faire immédiatement ar= 1, on peut aussi, dans le cas considéré, poser x = i-¥- h^ effectuer les calculs qu'entratne cette substitution, simplifier l'expression obtenue, et faire ensuite A = o. II est clair qu'on détruit ainsi l'indétermination apparente, en supprimant indirectement le facteur commun qui la produit.
118. L'indétermination peut affecter d'autres symboles que le symbole -•
La fraction rg équivaut à Ax g* Si l'on suppose A = o
384 ALGÈBRE ÉLÉMENT AIHE.
el B = o, rexpression - équivaut donc à l'expression o>^~
ou ox » .
De même, la fraclion — peut encore affecter la forme -►
et, si Ton suppose A = o et B = o, on voit que les expres-
sions - et — sont encore équivalentes, o co ^
Enfin, la différence — t«— revient à k ■— t> et, si l'on suppose encore A = o et B = o, on en conclut Téquivalence des expressions - et oo — oo .
119. Les symboles o x oo , — > oo — oo peuvent aussi correspondre à une indétermination apparente qu'on ne pcul plus faire disparaître de la même manière.
Soii, par exemple, l'expression
X*-^ Sx^-h 7.x — I
Zx^-k-x^-^ 7
Si Ton suppose que x croisse indéfiniment, les deux termes de la fraction croissent indéfiniment, et, à la limite, l'expres-
sîon donnée prend la forme — Pour s'assurer de la réalité de l'indétermination, on divise les deux termes par x^, II vient
Si X augmente alors indéfîniment, tous les termes du numérateur et du dénominateur tendent vers zéro, excepté i et 3.
La véritable limite de la fraction est donc -r*
Soit, d'une manière générale, la fraction
ax^-\- bx"'-^-^ cx'^''-^
A X*' -4- B X"-' ^- Cx"-' -f- . . .
4LGÈB11B ÉLÉMENT AIHB. 385
doni les deux termes sont des polynômes entiers par rapport
à ^ et qui, pour ^ = oo , se présente sous la forme — • On a
trois cas à distinguer.
Si Ton a m>>/i, on divise les deux termes de la fraction par x"*, et Ton fait ensuite x = o:> .Le numérateur se réduit à a, le dénominateur à zéro, de sorte que la vraie valeur de la fraction est égale à Tinfini.
Si Ton a m<^n, on divise les deux termes de la fraction par ar", et l'on fait ensuite a; = co.Le numérateur se réduit à zéro, le dénominateur à A, de sorte que la vraie valeur de la fraction est égale à zéro.
Enfîn, si Ton a m = n, on divise les deux termes de la fraction para,""— ^", et l'on fait ensuite ^ = 00. Le numérateur se réduit à a, le dénominateur à A, de sorte que la vraie valeur
de la fraction est égale au quotient -•
En résumé, suivant que le degré du numérateur est supérieur, inférieur ou égal au degré du dénominateur, la vraie valeur de la fraction considérée, pour x = co , est co , o ou
■j-> quotient des premiers coefficients des deux termes de la
fraction.
Par exemple, la vraie valeur de la fraction
pour x=:ço , est -•