‹ Cours de mathématiques, à l'usage des candidats à l'École polytechnique, à l'École normale supérieure, à l'École centrale des arts et manufacturesChapitre 239 sur 254 · OT£S · texte numérisé non relu

OT£S

dans un cas comme dans l'autre, on retranche du logarithme du dividende le logarithme du diviseur, c*est-à-dire qu'on satisfait à la condition

logj =log« — log6.

Une remarque est essentielle. On peut toujours, par le déplacement de la virgule, ramener le dividende et le diviseur à n'avoir qu'un chiffre entier. En opérant ainsi, on ne change rien à la partie décimale des deux logarithmes; on rend seulement égale à zéro la caractéristique de chacun d'eux, de sorte qu'on ne retranche, à l'aide de la règle, que leurs par lies décimales. Cela posé, si le diviseur modifié est plus petit que le dividende modifié, la soustraction est directement possible, et la caractéristique du quotient est réellement égale à la ditîérence des caractéristiques du dividende et du diviseur. Dans ce cas, on trouve le quotient sur la règle , à sçtniche du dividende.

Si, au contraire, le diviseur modifié surpasse le dividende modifié ( pour s*en assurer, il suffit de comparer leurs premiers chiffres significatifs sur la gauche), on ne peut lire le diviseur sur la réglette qu\m delà de V origine de la règle. Cette circonstance indique que la soustraction des parties décimales des deux logarithmes n'est pas directement possible, et la caractéristique du quotient est réellement égale à la différence des caractéristiques du dividende et du diviseur, moins i. Pour rendre la soustraction possible, on augmente d'une unité la partie décimale du logarithme du dividende, en portant l'indicateur sous If dividemle lu sur la seconde partie de la règle; et, au-dessus du diviseur lu sur la réglette, on trouve le quotient (ou le nombre qui correspond, quant aux chiffres qui le composent, à la partie décimale du logarithme du quotient). Dans ce cas, on voit que le quotient se trouve sur la première partie de la règle, à droite du dividende lu sur cette même partie.

Soit à diviser 357 par 829. Nous diviserons 3,57 par 8, '29. Le premier chiffre à gauche du diviseur l'emporte sur le premier chiffre à gauche du dividende. Il faut donc lire le dividende sur la seconde partie de la règle, et amener l'indicateur au-dessous de lui. On trouve alors 43sà pour quotient. La caractéristique du logarithme du quotient est, d'après ce qui

précède, égale à 2 — a — i ou à i ; le premier chiffre significatif du quotient est, par suite, un chiffre de dixièmes, c'estrà-dire que ce quotient est 0,432. Le quotient réel est o,43i. L'erreur est de 0,001 par excès,

l'erreur relative est -r--

Soit encore à diviser 9, 8088 par 0,994. On divisera 9,81 par 9,94. Le premier chiffre significatif à gauche du dividende est égal au premier chiffre significatif à gauche du diviseur ; mais le chiffre suivant du diviseur l'emporte sur le chiffre suivant du dividende; il faut donc chercher encore le dividende sur la seconde partie de la règle. On trouve 985 pour quotient. La caractéristique réelle du logarithme de ce quotient est o — 7— i

Dfi C— Cours. L 4^

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