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Définition du logarithme naturel

/". — Rapportons l'hyperbole équilatère (§ 117) :

à de nouveaux axes rectangulaires faisant avec les premiers un angle e=: — 45°. Pour obtenir la nouvelle équa- "^-^ tion, il faut remplacer

X par (^ + -0 ~2~ '

Yj par (—

D'où, en supprimant les accents :

xri = i.

C'est l'équation de l'hyperbole équilatère FGDD' rapportée à ses asymptotes qui sont rectangulaires (§ 117). Le point G a pour coordonnées :

FGDD = ffyperboJe é^u77a ^ére .' i^) = -1 GAMN = Zayar/t/imi^ue : u=/oçjc

Fig. 451.

5°. — On appelle logarithme naturel d'un nombre x représenté par la longueur ÎÎB, l'aire AGDBA (fig, 151) :

log^= / 'ndx= I -^,

L'aire est limitée par l'axe Ox^ l'hyperbole et les ordonnées d'abscisses 1 et iT.

Nous définissons ainsi une certaine fonction de x, y = \ogx, dite fonction logarithmique. A chaque ordonnée BDM d'abscisse X = OB supérieure à l'unité , correspondent une aire positive AGDBA et, par suite, un point M de la logarithmique situé au-dessus de 0.T-

On a : C r.dx r= 0 , log 1 = 0.

e'i". — Nous conservons la même définition pour les logarithmes des nombres inférieurs à l'unité :

log

Les ordonnées yj sont encore positives; mais dans le passage de 1 à X (qui est maintenant inférieur à 1), les variations dx deviennent négatives. Donc le logarithme du nombre représenté par x = OE<<l, est mesuré par l'aire EFGA, mais comptée néf/ativement.

De la symétrie de l'hyperbole par rapport à OC bissectrice des axes, on ])cut inmiédiatement tirer que, si le logarithme d'un nombre très grand est lui-même très grand (ce qui est le cas) ) , le logarithme d'un nombre très petit est négatif et très grand. Nous verrons en effet qu'on a :

logoc = -[-oc, logO = wT.

Les nombres négatifs n'ont pas de log-arithmes réels.

Nous admettrons qu'on a dressé une tabh» de logarithmes naturels par l'un des procédés ci-dessus exposés; par exemple, en traçant l'hyperbole, et en déterminant au planimètre d'Amsler les surfaces comprises entre des ordonnées successives (5:; 167), ou en décrivant mécani(juement la courbe intégrale (j:^ 170).

191. Logarithmes d'un produit, d'une puissance. Généralisation de la notion de puissance. /". — Soient les abscisses (fig. 151) :

ÔÂ=1, ÔA'^A; ÔB==.7, ÔW = kx.

Elles déterminent des aires ACDB et A CD B que je dis égales. En elTet, supposons -les divisées chacune en n parties par des ordonnées équidistantes. L'équidistance sera A* fois plus grande pour la seconde aire que pour la première , puisqu'on a :

ÂB = .r — 1, Â7B' = A.r — A = A-(.r — 1).

Mais les ordonnées ou hauteurs moyennes des trapèzes curvilignes ainsi obtenus sont respectivement A fois plus petites pour la seconde

aire que pour la première, en vertu de l'équation de la courbe :

et ainsi des ordonnées intermédiaires. Donc les aires sont égales.

On a : AGDB -f BDD'B' = ACG'A' + A'C'D'B' ;

donc : aire ACG'A' = aire BDD'B' .

Ceci posé, on a par définition :

aire ACBD = log x, aire ACD'B' =log kx, aire ACG'A' = log /c. Or : AGUB' == AGDB + BDD'B' = AGDB -f- ACG'A' . D'où la relation fondamentale où le nombre k est quelconque : log kx=:lo^x-\-\og k.

Le logarithme d'un produit est égal à la somme des logarithmes des facteurs.

'2". — La propriété se généralise immédiatement pour un nombre quelconque de facteurs; on a, en effet :

log" [uv)w = log [UV) -\- log IV =z log u -\- \og V -|- log w,

puisque la multiplication est une opération associative et permutative. Corollaire I. — Soit à calculer le logarithme de a;", où n est positif et entier. On a :

logic" = log [x . X . X ,..) =1:^ log a: -|- log X -j- ... =n logo;.

Corollaire II. — Soit à calculer le logarithme de :

où p est positif et entier. On a par définition et en vertu du corollaire I :

z^ = X, log z^ = log X =p log c, log s = — log X.

Corollaire III. — Soit à calculer le logarithme de z = xJ . z^ = x^, yj log 2 = y log ip, log z = — logx.

Généralisation. — Ainsi la même règle s'applique, que l'exposant positif soit entier ou fractionnaire. Nous la généralisons pour un nombre incommensurable. Les logarithmes fournissent donc le moyen de calculer une puissance n positive quelconque d'un nombre. Nous prenons dans la table le logarithme de ce nombre , nous le multiplions par n ; nous cherchons enfin le nombre correspondant à ce nouveau logarithme.

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Cette règle s'applique à l'élévation aux puissances comme à l'extraction des racines.

192. Logarithme d'un quotient : généralisation. i". — Comparons les logarithmes des nombres inverses Ae = Xj OE=z\ ; X (fig. 151). Par définition, on a :

log X = aire \Cfe , log (1 '. x) = — aire EFCA.

Un raisonnement calqué sur celui du paragraphe précédent prouve que les aires en question sont égales; d'où :

\ogxz=z — log(l '. x).

!!^". — Mais on peut écrire

d'où : \ogx~^ = — logx.

De même : log „ = log (j?") ' = — logx" = — nlogx.

La règle du paragraphe précédent s'applique donc aux exposants négatifs quelconques.

:;?'•.— On a : log — -^ log u + log -- =logu — log v.

La table de logarithmes permet donc d'eifectuer les divisions. On cherche les logarithmes des nombres u et r, on en fait la dilTércnce; on cherche enfm le nombre qui a cette différence comme logarithme : c'est le quotient demandé.

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