Intégrale le long d'un contour
/". — Soit la différentielle (/Q, détinie par la relation (tig. 192) JQ = M(/.r + N(/^.
M et N sont des fonctions de x et de y considérées comme variable indépendantes. Allons du point A au point voisin A,. Les accroisse ments Ax, A^, sont bien déterminés; sur tout l'élément AA,, le
fonctions M et N conservent sensiblement la valeur qu'elles ont en A; donc Taccroissement AQ est bien déterminé.
Il est rigoureusement calculable quand A;r et A// deviennent des différentielles.
Pour aller d'un point A du plan y à un autre point B , imposons une trajectoire AEB. C'est dire que les coordonnées x et y cessent d'être indépendantes ; elles sont reliées, par exemple, au moyen de la variable auxiliaire t :
fdQ=r{Mo' + m')dt
Fig. 192.
^1 et ^2 sont les valeurs de t pour les points A et B. La valeur de Q s'obtient par une quadrature, portant sur des fonctions de t\ on effectue par une intégration le long du contour AEB.
Mais (c'est là que nous en voulons venir), / g?Q dépend non seulement des points A et B extrémités du parcours^ mais généralement de la trajectoire choisie. Montrons-le sur un exemple.
9\ — Soit :
f/Q = xdy — ydx.
Les coordonnées de A sont ir^, î/j
Évaluons / dQ pour le parcours ADB.
Suivant AD, /g?Q = — y^ j dx = — î/,|
puisque dy est identiquement nul.
les coordonnées de B sont
Suivant BD, J dQ = x^Jdy =x^{y^ — y,),
puisque dx est identiquement nul.
Pour le parcours entier :
dQ = — 2/,(.r2 — a?i j + x-^iy^ — y y) = yioo.^y^x^ — 2x^yi- Evaluons de même / dQ pour le parcours AG. On trouve :
j dQ=^ ^1(2/2 — Vi) — y 2(^2 —Xi)=— yiXi — î/2a?2 + 2a?,î/2.
Enfin évaluons / f/Q pour le parcours AB. Posons donc :
y =z ax -\- />, dif = ad.r.
fdQ = — h fd.r = — h{x, — j;).
11 ne reste plus qu'à déterminer /), en écrivant que la droite passe par les points A et B. On trouve une troisième valeur de / dQ différente des deux autres.