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Facteur intégrant

i\ — Soit : (/Q = Mdx 4- Ndy ,

une différentielle que nous savons ne pas être exacte : la relation (2) n'est pas satisfaite. Nous allons montrer qu'il existe une fonction

l{x, y), telle que : dS = ldQ,

soit une différentielle exacte.

En effet, soit: F(x, ?/) = Constantes C,

l'intégrale générale de l'équation : Mf/x-f- Nc/z/ = 0.

On a: -^clx + ^dy = 0;

par suite: M:(-g)sN:(||

Ces rapports égaux sont une certaine fonction 1 : I{.t, î/), de .r et de y ; de sorte qu'on a :

hF (^F

La différentielle : ldQ = {'Ml)dx-\-['Nl)dy, est donc exacte. !2°. — Une fois trouvé un facteur intégrant I, on en obtient aisément une infinité d'autres.

En effet, si dS = l{Mdx -f lSdy)\

est une différentielle exacte, il en est évidemment de même pour :

9(S)(/S = I(p(S) {Udx + ^dtj).

Donc 19(8) est un facteur intégrant, quelle que soit 9.

312 COURS DE MATHÉMATIQUES GÉyÉRALES

S"". — Exemple.

Reprenons Téquation différentielle : d(l^=xdy — ydx.

Intégrons l'équation : xdy — yd.r^=0.

-^ = -^ , log X = log // — log C ; ¥{x, y)=^ = C.

DifTérentions l'intégrale générale obtenue : nous avons identiquement :

ôF , , ùF xdy — ydx

-r — dx -i- ^—dij = — - — ir^ = 0 .

Le facteur intégrant le plus simple est 1 = — v*, mais nous en

avons une infinité de la l'orme : \tO\^—).

i°. — Application.

En Thermodynamique , on montre que la quantité de chaleur absorbée, quand un système passe d'un état à un autre état, dépend de la manière dont s'etToctue la transformation :

dQ=^Mdx + y:dy,

n'est pas une différetilielle exacte.

Le principe de Garnot-Glausius revient à dire que, pour certaines transformations ^ le facteur intéf/rant est rinverse de la température absolue :

est une différentielle exacte. La l'onction S ainsi définie est l'Entropie.

É([uati<>iis (liffôrenticUos linéaires.

Il n'entre pas dans le cadre tle cet ouvrage de démontrer des théorèmes que le lecteur n'aura jamais à appliquer. Nous préférons qu'il garde une idée nette des matières fondamentales. Nous limiterons donc notre étude à quelques types usuels d'équations.

283. Equation linéaire à coefficients constants, du second ordre, sans second membre.

/''. — Soit à intégrer l'équation :

d\i/ dy

a, h, c, sont des constantes. L'équation est linéaire, du second ordre, à coefficients constants. Nous pouvons nous débarrasser du second membre en remplaçant y par y -\-c '. b^ ce qui revient à

transporter l'origine des coordonnées au point d'abscisse nulle et d'ordonnée — c ', b.

2". — Soit donc à intégrer l'équation :

Substituons la fonction : y -== Ae", où A est constant. 11 vient :

La fonction y est une intégrale, à condition que r soit racine de l'équation dite caractéristique :

Posons : r^ =r a -[- V^' — ^^ •> r^=^a — \ja- — h .

S''. — Racines réelles et inégales.

Si les racines r, et r.^, sont réelles et inégales, nous avons l'intégrale générale sous la forme :

îy r= Ae'-"'' + Be''*-\ (3)

qui contient deux constantes arbitraires.

Les constantes sont déterminées par les conditions initiales. Dans la pratique, x représente le plus souvent le temps, y la position d'un mobile, dy \ d.r sa vitesse, d^jj \ dx^ son accélération. Pour déterminer les constantes, on pose habituellement que pour xz=0 (origine des temps , début de l'expérience ) , le mobile a une position î/o et une vitesse ^o. D'où les conditions :

?/o = A -|- B , î;^ = Ti A -|- /'^B .

Si, d'après la nature du problème, y ne peut croître indéfiniment, on doit annuler la constante d'intégration qui correspond à une racine réelle positive. Il est alors impossible de se donner deux conditions initiales arbitraires.

4°. — - Si les racines 'sont imaginaires (ce qui implique j6>>0), on doit les grouper de manière à faire apparaître des fonctions réelles. Les coefficients a et h étant réels, les racines sont conjuguées :

r^ = a-\-^i^ r^z=a — ,3i ; [3 = sjb — a- .

Ae^'"" = Ae'*'^ (cos 3.Z? ^ l sin ^.t) , Be''*^' =: Be^"^ (cos ^x — i sin pa?) ;

/yz=zze«-[(A+B)cosg.7; + /(A — B)sinp^].

Posons: A4-B=:P, /(A — B) = Q; il vient :

y = e«-^^' (P cos '^x -f Q sin ^x) = e'^M cos (p.r — ;j.).

On vérifiera par substitution directe que ces^solutions conviennent.

Ordinairement on a a <! 0 : l'intégrale représente un mouvement

sinusoïdal amorti^ d'amplitude M, de phase a, de période {i : 2;:

.'5 Si COURS DE MA THÉMA TIQUES (iÉyÉHALES

!)". Pour que le mouvement périodique soit permanent, le terme amortissant e'''' doit disparaître. D'où les conditions : a = 0, />>-0.

L'équation : ~~ -|- hi/ =- 0,

a donc pour intégrale générale 1 une ou l'autre forme :

y =P cos .r \h -j- Q sin .r \ h , i/ =: M cos (r \ 7> — ;j.).

6'". — Ce qui précède se généralise immédiatement pour une équation linéaire à coel'licienls constants d'ordre (juelconque. On substitue la fonction ijz=x\c''' : c'est une intégrale si r est racine d'une é(juation dont le degré est égal à l'ordre de l'éipialion dilférentielle proposée. Toute racine réelle donne une exponentielle; le système de deux racines imaginaires conjuguées donne un terme sinusoïdal amorti ou non amorti.

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