LEUR PARTI
Posons maintenant^ comme convention supplémentaire, qu'après la répartition les partis doivent être les plus forts possible ; autrement dit, que les députés doivent représenter le plus grand nombre possible d'électeurs. Nous serons conduits à mettre dans l'ordre des grandeurs décroissantes les quotients ci-dessus trouvés :
à nous arrêter quand nous aurons atteint le nombre de députés à partager, et à attribuer à chaque liste autant de représentants que dans le classement nous trouvons de quotients lui appartenant. Par exemple, si le nombre des députés à répartir est 6, la liste A en aura trois (3318, 1659, 1106), la liste B deux (2125, 1063), la liste G un (1549), la liste D zéro.
En effet, si nous attribuons par exemple un député à la liste D,
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qui n'en a pas, son parti sera de 996 électeurs, inférieur à ce que serait le parti de ce député attribué à Fune ou l'autre des trois premières listes.
S°. — Système des grands restes ou système suisse.
Le nombre total des votants est 7988. he parti théorique de chaque député est 7988 ; 6 = 1332. Nous pouvons donc faire une première répartition donnant deux députés à la liste A, un à la liste B, un à la liste G. Les électeurs non représentés [restes) sont alors : 3318 — (2 X 1332) ^ 6:ii pour la liste A, 212-) — 1332 = 793 » B,
Nous jjouvons maintenant convenir de répartir les trois sièf/es encore disponibles entre les jdus (jrands restes, qui sont 996, 793 et 654. Le partage délinitif est deu.r sièges pour la liste A, deux pour la liste B, un pour hi liste G, un pour la liste D.
Ge système est susceptible d'une foule de modifications ; par exemple, on peut faire le calcul non sur les votants, mais sur les inscrits, etc. etc. Nous n'insisterons pas; nous avons voulu seulement montrer comment un problème (ji^i, mathémati(juemenl, n'a pas de solution, en accpiiert une grâce à une convention supplémentaire.