‹ Cours de mathematiques generalesChapitre 331 sur 444 · Cylindres · texte numérisé non relu

Cylindres

/". — La plus simple des surfaces développables est le cylindre^ surface engendrée par une droite qui se meut parallèlement à ellemême, en s'appujant sur une courbe appelée directrice. Les génératrices passent toutes par un point à Kinlini ; il est loisible de les considérer comme tangentes à une courbe gauche évanouissante qui est ce point.

Les équations des génératrices ont la forme :

x=lz+P(u), y = mz + Q{u)- (1)

/ et m sont des constantes , P et Q sont des fonctions du paramètre variable u. La droite a une direction invariable: elle s'appuie sur la courbe tracée dans le plan xOy :

Eliminons u entre les équations (1); on a l'équation générale du cylindre en quantités finies :

X — lz = f[ij — mz). (2)

^". — Cherchons l'équation aux dérivées partielles de la surface cylindrique, c'est-à-dire une relation s'appliquant indifféremment à tous les c^dindres.

La fonction f peut être considérée comme dépendant de la variable auxiliaire t = y — mz , ([ui est fonction de x et de y , puisque z est fonction de ces variables. On a donc :

<V df Ot / àz \ df ( hz \

en écrivant (îf[dt = f'. Bien entendu, une fois la dérivation totale effectuée par rapport à /, nous remplacerons la variable auxiliaire par y — mz.

Ceci posé, dérivons (2) successivement par rapport k x oi k y :

^-^-ë= — èr, -l^^{i-m^)r. (3) Divisons membre à membre les équations (3) ; il reste :

df

àx

~ dt

àx

dt

3". — L'équation (4) exprime une propriété absolument générale des cylindres, indépendante des conditions particulières de direction des génératrices et du clioix de la directrice ; à savoir que le plan tancent est parallèle à une direction invariable. En effet, le plan tangent a pour équation :

Le plan parallèle mené par l'origine est :

Z=pX + qY.

Il passe par la droite invariable :

X = /Z, Y = mZ, si l'on a identiquement :

4'\ — Réciproquement, pour savoir si une surface est cylindrique, on clierclie à mettre son é(juation sous la forme (i). On exprime (jue la somme des dérivées j)artielles de z par rapport à x et à y, multipliées par des constantes , est une constante.

Pour éviter certaines diflicultés, prenons la droite sous la forme plus générale :

et soit F(.r, ?/, j3)=r:0, l'équation de la surface.

On a identiquement :

bF ^ , ÙF , , ^F , ^, ÔF ÔF bF ÔF

L'é(juation (4) prend la forme :

hV rtF , ôF

Soit, j);ir oxcinplo, l;i surrace (§ 337, !^) :

ôF „ ÔF . ÔF ,

L'équation à satisfaire identi(|uement est :

Lr -|- na = 0 ; d'où : 1 = n =^0.

La droite h laquelle toutes les génératrices sont parallèles est Oy, dont les écjuations sont x=zQ^ ^ = 0.

5". — L'é(piation (4) est un cas particulier de l'équation (2) du § 416. Dérivons- la successivement par rapport à j? et à ?/ , en remarquant que / et m sont des constantes :

lr-\-ms = 0, ls-\-mt = 0] s^ — rt = 0.

Le cylindre est une surface développable qui n'a qu'une nappe à distance finie.

Page 1