‹ Cours de mathematiques generalesChapitre 406 sur 444 · X.dJC · texte numérisé non relu

X.dJC

Fig. 318.

dont le lecteur pourra suivre la discussion sans être versé dans l'étude de la Physique (fig. 318).

Imaginons une barre cylindrique dont la température T est la même en tous les points d'une section droite AB, mais varie d'une section à l'autre et d'un instant à l'autre :

Il s'agit de trouver les conditions générales auxquelles la fonction T (a;, ^) doit satisfaire, indépendamment de foute autre spécification.

Posons, comme le veut Texpérience, que la quantité de chaleur qui traverse dans le temps dt la section AB est proportionnelle : 1° au taux de diminution de la température , 2" à l'aire s de la section droite de la barre, 3" au temps dt. Du reste, ce sont les hypothèses les plus simples. Elles s'expriment par l'équation :

A travers la section CD, la formule précédente sera applicable en remplaçant x, par x-{-dx ou T par :

T + -^^^; d'où: d,Q = -ks{^-^ + ^^dxjdt.

La quantité de chaleur qui reste dans l'élément de volume ABGD , est la différence entre ce qui entre et ce qui sort :

d,() — d,Q = k ^ sdxdt,

Coiars de Mathématiques générales. — H. Douasse. 38

Ce qui précède revient à dire que la température Joue le rôle d'un potentiel par rapport à la vitesse de propagation de la chaleur (§ 485 j. Les surfaces équipotentielles ou isothermes sont, par hypothèse, les sections droites du cylindre.

La quantité Q joue le rôle du débit en Hydrodynamique [^ 481).

De cette chaleur, une portion se perd à travers les parois latérales. Posons qu'elle est proportionnelle : 1" à la température, 2" à la surface latérale, produit du périmètre /; par la longueur dx de l'élément, 3" au temps dt : j) k'T d.r dt.

La seconde portion sert à échaulfer le petit volume. Soit p la densité, c la chaleur spécifique de la matière employée, (ôT ; ()t)dt l'accroissement de température au même endroit (r/./- = 0) pendant le temps dt. On a en définitive :

A: -T- 2 s d.r dt z=j)/,'T d.r dt -j- cp -^— s dx dt.

Supprimant les facteurs communs, il reste :

Telle est l'équation aux dérivées partielles à satisfaire dans tous les cas y quel que soit le phénomène particulier considéré, pourvu qu'il rentre dans la définition qénérale qui vient d'être donnée. Suivant les conditions particulières imposées, nous serons conduits à choisir des intégrales de formes très diverses qui auront en commun de satisfaire à l'équation (1) plus ou moins simplifiée.

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