‹ Cours de mathématiques spéciales (volume 2)Chapitre 124 sur 171 · Kquatlons binômes. Les équations binômes, telles quo · texte numérisé non relu

Kquatlons binômes. Les équations binômes, telles quo

peuvent se résoudre, complètement, parle moyen des tables trigoiiomélriques. Nous ne voulons ici que signaler rabaissement dont elles sont susceptibles quand on cherche à les résoudre par des signes algébriques.

Si l'on suppose que m soit pair, et égal à 'Aq, ridentité

^•*v- is:(a''-.i)(x''-f.i)

ramène la résolution de Téquation proposée, à celle de deux équations du degré q.

Si m est impair, et égal à -^q-h i, on remarquera que Ton a

Un doit alors résoudre Téquation

qui est réciproque : elle peut, comme nous Tavons vu, être résolue au moyen d'une équation du degré g, et de q équations du second degré.

449. Racines eublquf»» de ranlté. On appelle ainsi un nombre réel ou imaginaire dont le cube est égal à Tunité. En

désignant ce nombre par x, il est déterminé par Téquation

(l) J™' — 1 ZI o.

Cette équation binôme a trois racines qui jouissent d'une propriété remarquable qui nous servira plus tard, quand nous traiterons de la résolution des équations du troisième de<rré, et que nous voulons signaler ici. La propriété en question peut se formuler ainsi : les trois racines cubiques de l'uni tt^ sont trois termes consécutifs dune progression géométriqup, le premier de ces termes étant égal à Vunité,

Eq effol, l'équation (i) peut s'écrire

On obtient d*abord la racine .r, — i, et les deux autres racines œ^. x^ sont données par Tequalion

On a donc

ou

OU Xa — (jp./, en tenant compte de l'hypothèse [x^Y m i .

Nous représenterons, d'après cette remarque, par i^'.f: les trois racines cubiques de Tunité.

%, Résoudre une équation du troisième degré sachant que, parmi ses racines^ il y en a deux qui sont égales et de signes contraires. Soit

f{x) =: Ax* -h Bx' -f. CîT» -h D = o,

4% TRENTE-DEUXIËME LEÇON

l'équatioa proposée ; on cherche d'abord la condition que doivent vérifier les coefficients pour que les nombres ol et^x $^oient, i'unet Tantre, racine» de cette équation. On trouve ainsi

AOizBC,

et l'on n, finalpinont,

*. Résoudre une équation du trohième degré , sachant quf'Vime dn rad* nés est nioyenne géomMrique pntre les deux autres, L*éq nation «Hant

on trouve In condition suivante g' =;>*r, et l'on a

3, Exprimer que dans V équation générale du quatrième degré il y a deur racines particulières égales et de signes contraires et, dans c^tt^ hypoihè$e. résoudre V équation,

LVquation étAnt

tr* -h px"" 4- qx* + rx -h « zz i». On trouve, ]>our la condition cherchée,

r^ ^pqr-\-p*s.zzi\.

On suppose /) ^ 0 et Ton tire Sy de cette relation. L'équation peut alor? s'écrire

i. Exprimer que l équation

a deux racines particulières, dont la somme est égale au ptH>duit des deux autres racines.

Soient a, à, c, d les quatre racines : on suppose que Ton a

a-hbzzcd,

la somme des quatre racines étant nulle, on n

cd-hc + dzzo, on, —h-.'i' t =zo.

1 1 On peut poser ^ = - -^ - ; la transformée en y est une équation du qua-

trième degré ayant deax racines égales et de signes contraires. On peut donc résoudre celle-ci, en suivant la marche indiquée dans Texercice pré cèdent.

6. Démontrer que h m est un nombre premier , les m racines de l'équation

sont

a étimt une expressiofi imaginaire dont la puissance m***** est égale à i.

On voit d'abord, sans difficulté, que les m termes de !a suite (a) sont des racines de (i): on reconuait qae ces expressions sont différentes, de la manière suivante.

Soit A < ^ <m ; je dis que Ton ne peut pas avoir

(3) a* = a\ Posons Âr == A -f- 0, Tégalité précédente devient

puisque 0 est inférieur à m, 0 est premier avec 7^2, et l*on a

mx — Oy—i 1,

jc et y étant entiers. Adoptons le signe +: Tégalité (4) donne a^^=: i, et,

par 8uiU, a^y+* = «, ou a"**" = a. Mais on a a'" = i , par conséquent a"*^ = i . On aurait donc a= i, ce qu'on ne suppose pas. En prenant le signe ^, on

est conduit à l'égalité - = i . qui donne encore a = i .

TRKÎVTK-TROISIÈME LEÇO\

LIMITES DES RiLCINES

443. Déflniaoa des limites. Soit A et B, A étant plus grand que B, deux nombres positifs et tels que toutes les racines positives de Péquation f{x) n: o soient comprises entre A et B ; nous dirons que A est une limite supérieure^ et B, une Hmite inférieure des racines positives de cette équation.

Imaginons, de même, deux nombres négatifs A' et B', A* étant moindre que B' en valeur absolue; si toutes les racines négatives de Téquation f{x)zzii sont comprises dans l'intervalle A', B'; nous dirons que A' est une limite supérieure, et B' une limite inférieure des racines négatives de cette équation.

Remarqoe. La recherche des nombres A, B ; A'^ B' peut être ramenée à celle d'une limite supérieure des racines posififyes.

Soit f(x)zzo, réquaiion proposée et a une limite supérieure des racines positives de Téquation jt'"/' f — | =r o ; - est

évidemment une limite inférieure des racines positives de réquation f{x) — o.

De même, si Ton considère Téquation f{^x)-=:o et si toutes les racines positives de cette équation sont comprises entre les nombres [x et v ; toutes les racines négatives de la proposée seront renfermées dans Tinten'alle ( — îjl, — v).

Le problème que nous nous sommes posé et qui visait la recherche des quatre nombres A, B, A', B' ; se trouve, par ces considérations, ramené à cette question unique : déterminer une limite supérieure des racines positives d'une éçtuition donner.

LIMITES OES H.VCINE:^ 489

Les différentes méthQdes que nous allons exposer, à Texcep* tion pourtant de celle de Newton^ reposent sur le théorème suivant; théorème qui constitue comme un principe fondamental dans la recherche qui nous occupe.

l. Théorème. Si une fonction entière f{x), dont le premier terme a un coefficient positif , est ordonnée par rapport aux puissances décroissantes de x, et si elle ne présente qu'une variation ; cette fonction est croissante y pour toutes les valeurs positives de x.

Soit une fonction entière f(x),

f yx) s A.r'" -h . . . -r Rr" — (k*'' ... - Dx^ ,

f{x) est, par hypothèse, un polynôme ordonné, ne présentant qu^une variation, variation qui a été mise en évidence ; les quantités A, ... B; ... C, ... D étant supposées positives. On a

La fonction x*^ est croissante pour toute valeur positive de x;

d^ailleurs les quantités Aa;"'~", ...B, pour le même motif, sont croissantes; exception faite de B, qui est une constante.

Enfin, les fractions — ^, ... diminuent, quand x croit.

Pour ces raisons diverses /* (.r} est une fonction croissante, pour toute valeur positive de x.

II résulte évidemment de cette propriété que si Ton suppose : «% /"(*)>»; îï^6> a; ona aussi /'(6)>o.

44S. Méthode par f^roupeaicnte. Une fonction entière f{x), ordonnée par rapport aux puissances décroissantes de Xy peut toujours être écrite sous la forme

chacune des parenthèses ne présentant qu'une variation.

m TREXT&TROISIÈME LEÇON

On doit d*aiUeurs observer que la dernière de ces parenthèses peut ne présenter que des termes positifs et se réduire a Texpression P^, dans le cas où le dernier terme de f{x) esl positif.

Ceci posé, soit a, un nombre qui^ substitué à x, dans chacune des fonctions

donne des résultats positifs, ces fonctions étant croissantes (g444)i si Ton suppose /* (a) > o, on a /'(x)>o, pour toutes les valeurs de a? plus grandes que a. Ainsi a est une limite supérieure des racines positives de Téquation f{x) =: o. . 4Ufl6. Méthode par fl^roupements lrré§^llers. Le^ raisonnement que nous venons dd faire n'exige nullement que les groupes considérés aient été obtenus par la méthode de groupement que nous avons indiquée.

Si, en cherchant à généraliser la règle que nous venons de donner, on suppose que Ton ait

et si, pour a? — a, on peut reconnaître que les fonctions U^, V^ . W^; sont croissantes ; a est, évidemment, une limite des racines (*).

11 résulte de cette observation, qu'au lieu de grouper dans leur ordre naturel, les termes de 1 équation ordonnée, on pourra les associer dans un ordre différent, chacun des groupes commençant par un terme positif.

Cette remarque a une certaine importance ; elle permet quelquefois, comme nous le montrerons tout à Theure sur un exemple particulier, de trouver une limite plus avantageuse que celles qui sont fournies par les autres méthodes.

1. U sera s^oud-eateudu, dans la auile de cett« leçon» que le mot désigne, explicitement, une limite supérieure des racines potiliTet: oou tupposeroDS aussi que cette limitf^ est un nombre plas grand que l'unilé.

UMITES DES RACINES 491

ifl4l9. Théoréoie. Le nombre a déterminé par la méthode par groupements est une limite poxir les équations dérivées.

/•(^)s:(P,-0.)-+-(P,-Q.)-u... + fP^-Q^,

r (X) = (p; ~ g;) -f- (p; - Qi) + ... + [Ph - Qi) .

La fonction (P, — Q,) est croissante, pour a; — a; sa dérivée

(Pj — QÎ) est donc positive, pour cette valeur de x.

D'ailleurs la forme {P[ — QÎ) n'offrant qu'une variation, cette

fonction est croissante, pour x = a. Ainsi f {x) est une fonction positive, et croissante, pour celte valeur d^; x.

Cette démonstration s'étend, comme on le voit, aux équations /* (x) zz o, f^ {x) = o, etc. ..

ifliiS. Refile de Ma€»-Eiaariii. Lorsque le premier coefficient Ao, d'une équation f{x)zzo, est un nombre positifs

I -h — ^^^ ww^ limite des racines; N désignant la valeur abso-

Aq

lue du plus grand coefficient négatif.

Soit

(A) A^) = Ao.^"* + A,y'*--h...4-A^; l'équation proposée ; posons

Nous allons chercher à déterminer un nombre positif x\ vérifiaat Tinégalilé ç {x') > o, mais nous établirons d'abord que ce nombre est une limite*

On a

en posant,

les coefficients A, + N, ... A^ -f- N sont nuls ou positifs, puisque N désigne le plus grand coefficient négatif, changé de

492 TRENTE-TROISIKME LRGON

signe. Ainsi, on a f{x') > ç (j:'). Si Ton observe maintenant que 9 {x) n'a qu'une variation, on reconnaît que © {x)^ est, poor

j:i=ir',une fonction positive et croissante (§444), si Ton a s (x') > 0. D'après cela, f{x) représentant identiquement la somme derdeux fonctions ? {x), '^{x)^ qui sont, Tune etTaulre, positives et croissantes, pourx zrx', f{x) est elle-même, pour qette valeur de x, une fonction positive et croissante. Cherchons donc à résoudre Tinégalité

pour une valeur de x supérieure à Tunité. On doit donc avoir

ou

ou, encore

jn

La fraction est positive, et plus petite que l'unilé:

par suite si Ton pose

Ao

iw "~" 1

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