‹ Cours de mathématiques spéciales (volume 2)Chapitre 43 sur 171 · ÉQUATIONS ET TRINOMES DU SECOND DEGRE · texte numérisé non relu

ÉQUATIONS ET TRINOMES DU SECOND DEGRE

On trouve ainsi

146. Formule de Wariof^. Celle formule donne le dé- Teloppement de U^ suivanl les puissances décroissantes de ^.

Posons

Up=3r-+-A;r"'+A^r'-f- -. (7)

L'égalité

prouved'abordquesiU jest un polynôme entier ne renfermant que les puissances (p— 2), {p — 4) etc. .. de g; U^j un

autre polynôme entieriie renfermant que les puissances (p — 1) (p — 3), etc. . . de g; U sera lui aussi un polynôme entier en

g, ne renfermant que les puissances p, p— 2, elc .. de la lellre ^. Cette loi étant vraie pour les deux premières fondions U^et Up est donc générale.

On peut remarquer que la formule (X) donne

Ap =: - 1 -+- Ap i .

En supposant A^, - — (p - i) ; liypollièse permise parce que celte loi se vérifie pour les premières fondions U ; on en déduit

Nous allons maintenant déterminer le coefficient A*. On a, d'après (X) et (7),

ou

Changeons p en {p — i), puîsp en (/>— 2), etc....; on a successivement

Asn: Aj+ 3.

On a d'ailleurs AJ =: 2. Ajoutons ces égalités, il vient

A^=:[2 + 3+... + (;> — 2)] = [i+aH-...-h(p-a)]— 1,

ou

On trouve, de même

On peut alors soupçonner la loi suivie par les coefficients et nous allons montrer qu'on a généralement

(G) A^^( ^^k(P-^)(P-^-')'^'iP-^h+i)

Kl

ou, plus simplement,

Ap — (— 1 j P -j^ .

Remarquons d'abord que les derniers coefficients sont donnés par les formules

Ar=4-2

AlJ^, = 4iH-i

Ajj-^i — — 2 A;i+^=-(.4t4-3}

EQUATIONS ET TRINOMES DU SECOND DEGRÉ 143

Ces relations se vérifient sur les premières fonctions U, qui font précisément soupçonner celte loi. On les généralise sans difficulté au moyen de la formule (X*)

Ceci posé, (X) donne, en égalant, de part et d'autre, les coefficients de ^P'^'

Nous supposerons km 2 1, pour fixer les idées, et, par le changement successif de p en (;> — 1 ) , nous déduirons de régalité précédente une suite d'égalités dont la dernière sera

Ai/ Ai» a2i-1

Remarquons maintenant que Ton a

et ajoutant ces égalités, membre à membre, il vient Aj-2/r4-i-(A*:l-hA*:^ + ... 4-AÎr*).

La formule (C) est supposée vraie pour les nombres A^" * On a donc

. 3.4... (A-M)-h...+ (p — 2/:-f-i)...(p— Âf— 1) k,-.,k^ i 4- ^i;—^,

Appliquons au second membre Tidentité d'Euler (§ 9), on a

Ap=2*+i-h jj~rrprk

(p — k — i) ...(p — 2k'hi) — 2 .'d ,,,k

ou, en réduisant

^ = P Âl

La formule de Waring se trouve ainsi établie.

149. Remarque. Nous avons supposé plus haut, pour effectuer la transformation de l'équation

or* -{-bx-hc zzo et lui substituer Téquation

y' — Py -I- A = o

- > o ; si Ton a - < o on pose

ah zz — c, — T'p.

L'équation devient alors

Le calcul précédent peut être effectué et il n'y a d'autre modification à la formule de Waring que le changement des termes négatifs en termes positifs.

148. Cas où a teod vers sEéro. 11 peut arriver que les coefficients a, b, c renfermant un ou plusieurs paramètres variables,*, 6, Y- . • et que, pour certaines valeurs deces coefficientS; a prenne la valeur zéro. Dans Thypothèse a = o les

formules (B) donnunt a?' z=-, af'zz, — '—.

L'indétermination de x' n'est qu'apparente. Les formules (B), par une transformation évidente, peuvent s'écrire

x' zr X* zz -

On voit alors que dans l'hypothèse a =: o on a rr' = — y.

D'autre part, si Ton suppose que a tende vers zéro, la valeur de x^ croit au delà de toute limite.

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