‹ Cours de mathématiques spéciales (volume 2)Chapitre 64 sur 171 · V. Résoudre l'inégalité · texte numérisé non relu

V. Résoudre l'inégalité

8. Démontrer que si a, b, o,. . .k, 1, représentent des quantités qui ne sont pas toutes égales, et qui sont supposées en nombre p, on a ;

(Cauchy.) r Le théorème est vrai pour/>=:j; il résulte de Tideutité

, ;a'-f-6\" /a — bV ab

j* La propriété 8*éteud à 4 nombres car

4.-7—: 4/"'^T Fî V^a&-hv'^crf 2 2 yjabcdzs. V V aô • V crf < î^ ^^^ — <

OU

3* On généralise la remarque précédente pour 8, i6, . . . i2^ nombres.

4* Pour établir le théorème général 11 suffira, d'après ce qui précède, de vérifier que s'il est vrai pour {p-{-i) nombres, il est vrai pour p.

Cette méthode inverse de celle qui est ordinairement suivie pour la généralisation d'une propriété, est remarquable : elle a été employée par Cauchy pour établir le théorème qui nous occupe.

On a par hypothèse

^ p+iy •

Le Uiéorèuie étant vrai pour (/}+i) quantités, ou peut écrire

y a.b,,.k}/ab...k<—^—-^ ^^-^

Hemnrtfue, Lu rarine, d'iudire p, du produit de p nombres», s'appelle quplqoefois moyenue géométrique : le théorème du Cauchy peut, en adoptant cette expression, s'énoncer ainsi : la moyeune géométrique est toujours inférieure â la moyenne arithmétique.

•. Démontrer que la moyenne harmonique est toujours plus gratuie que la moyenne géométrique,

(Oo appelle moyenne harmonique, un uombre égal â p fois l'iuversu de la somme des inverses des nombres donnés.) L'iuégalité

\ a,b,.,kA>

que l'un propoge «If, «léiuoulrcr, est la conséqueucc iiiiiuédiate du Uiéorémc |>ré««(leDt. On a, en cfTet, d°upn>s ce théurèuie,

l#. Démontrer que l'on û, a étant différent de h

(a -h oy

(i) a*+6"*>^— ft, plus généralement,

\^ étant un nomitre entier positi/.) Étendre ce théorème à des quantités positives a, li, e,. . . k, 1, en nombre p. i* L'inégalité (i) revient à celle-ci, qui est évidente

(a: -h y) (x — yy > o J' L'inégalité ( j), eu posant

se transforme et devient Tinégalité évidente

0 < cl2*a/^^-h CfcX*x'^* -h . . .

3^ Pour généraliser la propriété et l'étendre à p quantités positives, ou suit la marche indiquée dans Texercice précédent.

On remarque d'abord que le tliéorème est vrai pour quatre nombres Of b, c, d^ car

mais ou a vu que

on a donc

Ainsi le théorème est vrai pour j,4'^»'^-" quantités positives. Eufin on montre que si le théorème est vrai pour (p-hO quantités a,b,...k,l,m; il est vrai aussi pour \q9 p quantités a, b,.».k, L

On remarque à cet effet que :

P-^^r . r IN , 1. I .1 «-4-64-...-+-/

on a donc

( . , a-hb-\-..-\-l\^ A- Je / «4-6-4-.. 4a-f-6-h..-h/H ^\ aV..-^^+ --!^--:î::X P 1^ \ P

ff . Soient p nombres en progression arithmétique^ a, b... if, \j démontrer que Von a

jo Ç^n . ^ . . . / > y/àl.

Pour la première propriété on peut appliquer le théorème de Cauchy, et la formule connue,

a-hb + .,. + lzz^(a + ll

Pour l'autre propriété, on appelle r la raison de la progression, et on forme le tableau sulTant :

alliai

akzz{a-h r) (/ — r) m a/ -h (p — 2) r*

ch — (a-4-2r)(f — 2r):=:a/-f-2 (p — 3)r*

On a, par suite,

lazzal kb>al hc>al

• ■ • • alzzal

d*où

{abc...krf>(alf

Application^ On a, p étant entier et positif,

(Todhunter.)

SEIZIÈME LËÇUN

90A. Définitions, liuagiûons des nombres l^p»Up|,U^.^

etc. . . se déduisant les uns des autres au moyen de la relation de récurrence

Celte égalité, dans laquelle les coefficients a^ et b^ peuvent

être supposés fixes, ou, r!ans d'autres cas, variables avec />, permet de calculer U, conuaissant U, ; puis U3 connaissant U,. etc — On peut écrire Texpression de U^ sous la forme

On a donc

et, finalement,

Ces formes algébriques représentent, dans Tacception la plus générale du mot, les fractions continues.

On considère plus ordinairement, et nous nous occuperons exclusivement, de fractions continues d'un genre particulier.

FRACTIONS CONTINTES 21 .1

de ceUes qui correspondent aux hypothèses suivantes : lo tous les coefficients &,, b^. , , b sont égaux à + 1

2* tous les coefficients a,, «, . . . a^, et le terme initial T,, représentent des nombres positifs et entiers.

MI&. IMi^ne des f mêlions eontinaes. Nous ferons remarquer d'abord comment ces fractions continues particulières s'introduisent, par une voie naturelle, dans l'analyse. Imaginons une quantité quelconque Xy commensurable ou non; cette quantité est nécessairement comprise entre deux nombres entiers consécutifs «, el a, 4- 1. On peut donc poser

X étant supposé plus grand que lunité. L'égalité (1) donne

La quantité est, elle aussi, comprise entre deux nom-

bres entiers consécutifs «,, o^-\- \\ a^ étant au moins égal à Tunité. On peut donc écrirez

j7, zz n^ H ,

avec la condition a?, > I .

En continuant ce raisonnement on a, pour déterminer a\ la formule

C'est une fraction continue, dans le sens restreint et ordinaire du mot ; «,, a„ «3 ... sont des nombres entiers, positifs; a, seul, peut être nul.

Dans rétude que nous allons faire des fractions continues nous considérerons d'abord le cas où /i, /ïj . . . a^, sont en

nombre fini. Ces quantités sont appelées les éléments de la fraction continue ; on les nomme aussi quotients incomplets. Pour abréger l'écriture, nous représenterons quelquefois par la notation symbolique

la fraction continue dont les éléments sont : a,, a, ... a„.

IMM. Théorème I. Toute fraction continue limitée est un nombre commensurable.

Soit

On

par

suite,

Faisons passer le terme a, dans le membre de gauche, il vient

X — ff^ i

tt

En poursuivant cette manière de faire, le premier membre est toujours le quotient de deux formes linéaires de x. On a donc, finalement,

xr + 6 __

On tire de cette égalité

xn

valeur qui n'est ni nulle, ni infinie, puisque x est compris entre a, et a. H- 1

MI9. Remarque. Le calcul de x, et la démonstration du théorème précédent, peuvent encore se faire en remarquant que Ton a

puis

clc... On arrive ainsi, de proche en proche, à la valeur de x qui est, d'après cela, le quotient de deux nombres entiers.

190S. Théorème II« Réciproquement, tout nombre com^ mensurable peut être écrit sous ta forme (Tune fraction continue limitée.

Soit ~ le nombre proposé ; a ei b désignant des nombres

entiers, premiers entre eux. Nous supposerons d'à bord que a est plus grand que b. En cherchant le p. g. c. d. de a et de b, on obtient les égalités suivantes :

azzbq^-h r, b-r,q,-hr.

Le dernier reste r„ élant d'ailleurs égala l'unité. De ces égalités on déduit

l'-'-i'+ib

fè)

On a donc

it-l

Remarque. Lorsque - est une fraction proprement dho,

on développe - en fraction continue.

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