‹ Cours de mathématiques spéciales (volume 2)Chapitre 77 sur 171 · hi (6-f-O · texte numérisé non relu

hi (6-f-O

En comparant ces deux égalités, abstraction faite du terme

6 ! Sp qui tend vers zéro, quand p croît indéfiniment, on voit que, dans Thypothèse que nous avons &ite, N serait plus petit

que - ; conclusion qu'on ne peut admettre puisque N est une

quantité positive. 11 n^est donc pas possible de supposer que e puisse être commensurable.

itfiO. Théorème. Le nombre e ne peut pas être racine (Tune équation du second degré à coefficients commensurables.

Soit

ax* -hbx + czzo

une équation du second degré ; a, 6, c représentant des nombres entiers dont le premier a, peut être supposé positif. Si le nombre e était racine de cette équation, on aurait donc

ae'-hbe-hc =. o ou

ae-hb-^ce"^ z=a.

Les formules (a) et (5) permettent d'écrire celte relation de la manière suivante

âr( 14--H — ^+... ' f-s )+'^ + ^ (— -^ ••

i ,2 ,,,p "^Pj

Pp désignant ce que devient le terme complémentaire v;^ quand

on suppose a? — — i .

Multiplions les deux membres de cette égalité par 1.2...^, k étant un nombre arbitraire, mais inférieur à p. Un certain nombre de termes prennent la forme entière, nous supposerons que N désigne la somme de ces termes changés de signe. Nous, avons donc

(7) « (r— --»-/T-^ — TTT-i — r+...4-*! Spl -+-^ ( ±r— -

... + A! ppl = N.

ÉTUDE DU NOMBRE e 267

Dans cette relation comme on suppose A- < p, les termes k ! e^, Gik Ip^, sont aussi petits que Ton veut^ pour des valeurs

suffisamment grandes de p. Prenons par exemple A* ! i^ ; on a

' ' ""''■" (/f-|-i)....Cp-Hi)/?-h i^'''

et, sous celte forme, on iroit que A- ! s^ lend vers zéro quand p croit indéfiniment.

Le raisonnement que nous avons fait, dans le paragraphe précédent, prouve que le coefficient de a, dans Tégalité (7), est

inférieur à 7. D'autre part on peut choisir h pair, ou k impair,

de façon que le premier terme du coefficient de c soit positif, ou négatif, en même temps que c. Supposons 0 > o, pour fixer les idées ; la suite U,

est toujours positive puisqu'elle se compose de groupes

AH-i (A--Hi)(Af-h5i)' I 1

qui sont tous positifs. De plus, cette suite est plus petite que --Î--. En effet, elle peut s'écrire

^ ~AM^ " l{k+ i)(k-h^)'' {k+i){k^v^){k+\\) 1"""^^-' Sous cette forme, on peut remarquer que toutes les parenthèses qui suivent sont positives ; on a donc U < r ;

on arrive ainsi à cette conclusion que N, nombre entier qui

n'est pas nul, parce qu'il est égal, dans le sens arithmétique du moty à une somme de deux quantités positives, satisfait k Tiné^alilé

k k-hi

Le nombre k peut d'ailleurs être pris aussi grand que Ton veut, puisqu'il est seulement assujetti à être inférieur à p, nombre entier, qui est absolument arbitraire. Or, pour des valeurs de k suffisamment grandes, l'inégalité (8) est évidemment impossible; et celte remarque démontre la proposition en question.

9&f . Indéterminées i *. L'expression! i -\ — ) , quand on

\ ni/

y fait m zz oo, devient i *. Cette forme n'a, par elle-même, aucun sens et constitue, suivant un langage adopté, nne expression indéterminée. Nous reviendrons prochainement sur les expressions indéterminées ; nous voulons seulement montrer comment l'on doit traiter celles qui appartiennent à la forme i ^.

Désignons par w, v, w trois fonctions de a?, et soit y une fonction composée de x, définie par l'égalité

Supposons maintenant que pour iczza?' on ait

y prend alors la forme i ^, Ces expressions indéterminées se ramènent à d autres expressions plus simples, de la manière suivante.

Posons

a peut être considéré comme une fonction de x qui devient nulle pourrez! a?'. On a d'ailleurs

y=L('+«rj

ÉTUDE DU NOMBRE c 209

OU

Si l'on considère la fonction i(? (w-f-ju — i) et si Ton peut reconnaître qu'elle tend vers une valeur ï, quand x tend vers a;', on aura

Lim y zz e"*.

Exemple. Soit proposé de trouver la valeur de y,

/cos j; -f- j: -h sin x* /«'k «^

\ 1 -H sin X j

pour a; =z o. On remarquera d'abord qu'en écrivant y sous la forme

__ (cosa:-ha:-4-sinx)^®^*'^ ^"" (i4-sina:r«^

on aura la valeur cherchée en déterminant successivement celle des expressions

u zr (cos J7 + X' + sin x-r**^"^ et

tj — (i -f-sinic/

Traitons d'abord la première et, conformément à la méthode indiquée, posons

cos a; + x + sinxna-hi on a

ros jr(rosx— 1 -j-jr-f-sin x)

.2^ -^vCOfgX

=[(.4-.rj

Il &ut maintenant déterminer la valeur vers laquelle tend l'expression t,

cos X — i -hx -^ sinx

tzn

smx*

270 DlX-NEUVrÈME LEÇON

pour a; m o. Or on a

sin -

X smo; cos-

quand x

tend vers zéro, la limite de i est égale à 2. Ainsi

lim M = e*.

Cherchons maintenant la limite de t^. On peut écrire t), sous

la forme

* 1 "Isinxcolgx

«r (i + sma:)

ou

\ n co.»' jc

V — (i -f-sinx) ;

pour X —

: 0, on a donc

En résumé y, qui est égal à -, a pour limite e.

Remarque. Lorsque uz= 1, comme cela a lieu dans un grand nombre de cas^ la méthode générale que nous venons d'indiquer s^applique commodément.

yi=(i+v)«';

on écrit y sous la forme

et, rona> par conséquent

On reconnaîtra, dans Tindica lion générale que nous don-

noos ici, la méthode que nous avons précisément suivie en cherchant, comme nous Tavons fait tout à l'heure, la limite

de (i 4- sin x)^*^'', pour a; = o.

i. Trouver la valeur de y.

(2 X^/âmT+î

pour m =. » .

Le calcul doune

Lim y = 2 v «j

t . Quelle e»t, pour m=i », la vt*aie valeur de la fraction

On divisera d'abord, haut et bas, par m* et Ton écrira la fraction sous la forme

a ce propo») on démontrera que la limite de [ l + - 4- — , + . • ] ^ pour

wi = 00 est éjçale à e*. Ou géuéralisera eutin Texercice proposé eu cherchant, pourfM=: », la limite de l'expression

•. Démontrer que la limite de [ i ] ^pour w — oc, est égale à -.

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