La vitesse au point m est donnée par la formule
^, dœ^ + dyy g l+p^
On obtiendra le sommet de la courbe en faisant p =» dans les expressions de œ et y. On obtient Vamplitude du tir, en faisant y = 0.
69. Propriété. — Il est facile de s'assurer que le point oit la vitesse est minimum est situé sur la branche descendante.
Pour le démontrer, reprenons la formule (n"" 65) :
v^ cos 9 -^
cos a
Pour le point où la vitesse est minimum, on doit avoir :
dt ^'
or, on a :
dv k ^ -^^ds . i?ocos0 . da-^
dt ces a ^ dt ' CCS* a dt
k f, ~^ î?oCOsO . ÛTCOSa -'^^
t?oCosee .y — ^'-^^ — s\ïi7,' e
CCS a " C0S2 a
en remplaçant -^ par sa valeur tirée de Téquation (9) :
dx g CCS Cf.
dt V
L'équation — = 0, nous donne donc :
— kv — — sin a = 0,
ou bien :
kV' + 5^ sin a = 0, d'où l'on tire :
p sin a = — kv^.
Donc , au point oit la vitesse est minimum , la composante tangentielle de la pesanteur est égale à la résistance kv^.
Ce point est sur la branche descendante ; car on a, pour ce point :
y gt — A« ^*
la valeur de tga étant négative, la propriété est démontrée.
70. Propriété. — La branche descendante de la trajectoire est indéfinie, et elle a une asymptote verticale.
Il est d'abord facile de voir que p augmente indéfiniment.
En effet, pour la branche descendante p est négatif : donc, en remplaçant p par — q, q étant positif, dans la formule (10), on a :
\/hg y/y + îI/i +^^-.z.(-g4-),/rT^
Or, le dénominateur du second membre de cette équation est composé de termes positifs. En effet, on a identiquement :
(l/TT? - q) (l/r+î^ + ?) = !,
d'où :
Par conséquent :
dt ^ ^
Le dénominateur ne peut donc être nul pour aucune valeur de q, c'est-à-dire pour aucune valeur de p. Donc, si p était limité, l'intégrale de l'équation (10) ne pourrait croître indéfiniment (puisque le dénominateur ne peut pas être nul, et que le numérateur a une valeur finie) ; par suite, le temps aurait une limite, ce qui est absurde. Donc, la tangente à la trajectoire tend indéfiniment à devenir verticale.
Remplaçons aussi p par — q dans les valeurs (7) et (8) de dx et de dy, et observons que, l orsque q sera très grand , on peut remplace r |/l + q^ par g, et négliger y et i ( — ? -^ {/\ + q') par rapport à q ; nous aurons alors :
d'où :
Or, quand q tend vers l'infini, x converge vers une valeur constante, et la valeur nég-ative de y croit indéfiniment ; ce qui démontre la propriété énoncée.
Observons cependant que la valeur trouvée pour x n'est pas précisément l'abscisse de l'asymptote, puisque
nous avons négligé certains termes. Pour obtenir cette abscisse, il faudrait intégrer la valeur complète de dx jusqu'à q =^ oo.
71. Propriété. — La vitesse converge vers une valeur constante. En effet, en remplaçant p par — q, dans la formule (11), et passant à la limite, on a :
Il en résulte que la vitesse tend indéfiniment vers la valeur qui rendrait la résistance kv'^ égale au poids du mobile, et le mouvement s'approche de plus en plus de Vuniformité,
72. Cas particulier. — Examinons le cas où l'angle 9 du tir est très petit ; dans ce cas, le point ne s'élève qu'à une très faible hauteur au-dessus de l'axe des œ, et la tangente étant très peu inclinée sur l'axe des œ, on pourra négliger p^ La formule :
dx 1
= CCS a =
ds l/l+p2
nous donne alors : .
ds = dx, d'où s = X,
L'équation (5) se réduit à la suivante :
^kx
Q ZftOC
d'où :
pour déterminer la constante, faisons a; « 0, p «* tg 6, et nous aurons :
^^^e^ + 2kv.i ces* h •
par suite,
En intégrant, il vient :
or, pour a; «= 0, on a : y == 0, et par conséquent.
4*2^^8 ces* e '
Nous aurons donc pour l'équation de la trajectoire
y - 0? (tg e + 2kv^^(^o^'^) ~ Wô^ôôFÔ V "" V
Enfin, l'équation (n"" 65) :
-ks
vcosa = Vq ces 9 e ,
noi» donne, dans le cas actuel,
dx A ""**
d'où :
dt = r. e dx^
Vq cos
et, en intégrant,
kvQ cos u \ /