De l'équation (8) on tire
^ k— CncosO ^ ^ A sin^ 9
substituant dans l'équation (7), il vient :
A9'2 + . (ft — Cn cos 5)2 « 2Mgl (cos a — cos 9) + A — Cn«,
ou bien, en posant :
2Mgl CCS a + A — Cw« = H, on a réquation :
AÔ'^ + T-^T^ (* — Cn ces eV = H — 2Mgl ces 0.
Pour intégrer cette équation, on pose cosO == u, et l'on obtient :
A2 (^\ = A (1 — w^) (H — 2M5r^M) — (A — Cnw)^, d'où l'on tire :
dt = ± — .
|/a (1 — w«) (H — 2Mflr/w) — (;!î — Cnuy
Cette équation détermine ^ en fonction de u, et, par suite, u en fonction de t, c'est-à-dire 6 en fonction de t.
D'autre part, l'équation :
, k — Cn cos ^ ^ ÂsïïFô '
nous donne :
rf? k — Cnu
dt "~ A (1 — w2) •
Or, M étant connu en fonction de t, cette dernière équation nous donnera (f en fonction de t.
Enfin, de l'équation (6) on tire la suivante :
rf^ __ {k — Cnu) ù
dt"'^ A (l — w«) '
laquelle détermine ^ en fonction de t.
On voit que la solution du problème dépend des intégrales elliptiques.
291* Cas particulier. — Supposons que le mouvement initial soit une rotation autour de l'axe de figure 0-3: : alors, les composantes jo^, q^ de la vitesse angulaire initiale sont nulles, et les équations :
p CCS 'I — 5 sin A = 6',
jo sin ^ + g' CCS ij; «= ^' sin 9,
que l'on déduit facilement des deux premières équations (1) nous donnent 9'o==0, ^\=^0, et des équations (7) et (8) on conclut, en y faisant ^ = 0,
h = CnS ^ = Cn ces a.
Les équations du mouvement sont alors les suivantes :
^^ + cp' cos = n, A (6'2 + (p'2 sin« G) = 2Mgl (cos a — cos 0), (9) Acp' sin* 6 = Cn (cos a — cos 6).
Proposons-nous de discuter ces équations. D'abord do ce que le premier membre de la seconde est positif, il doit en être de même du second membre : d'où il
résulte que l et cosa — cos9 sont de même signe. Donc, si, au commencement du mouvement, pour^ = 0, on a / > 0, c'est-à-dire si le centre de gravité est au-dessus du point fixe, on aura cosa — cosS > 0, d'où cos a > cos 0, et, par suite, > «. Par conséquent, l'axe de figure 0-3: fera avec la verticale Oz^ un angle 6 qui sera constamment plus grand que l'angle initial a.
Si, au contraire, pour ^ = 0, on a i < 0, c'est-à-dire si le centre de gravité est en dessous du point fixe, on aura cos a — cos 9 < 0, d'où cos a < cos 6, et, par suite, < a. Par conséquent. Taxe de figure Oz fera avec Oz^ un angle qui sera constamment plus petit que l'angle initial «.
De l'équation :
A(p' sin* = Cn (cos a — cos 0),
il résulte que cp' est de même signe que n (cos a — cos 0). Or, si Z > 0, on a cos a — cos > ; par conséquent, 9' et n seront de même signe, et, par suite, le sens de la rotation de OA autour de Oz^ est le même que celui de la rotation initiale autour de Oz; si l < 0, on a cos a — cos < ; par conséquent , (j>' et n sont de signes contraires.
Le mouvement de la droite OA ou du plan zfiA. autour de la verticale Oz^ est le mouvement de précession (n° 288). On voit donc que le mouvement de précession est de même sens que le tnouvement initial de rotation autour de Vaxe de figure^ ou de sens contraire, suivant que le centre de gravité du corps est au-dessus ou au-dessous du point fixe à Vorigine du fnouvement.
292. Si l'on élimine <p' entre les deux dernières équations (9), il vient :
,„ 2MqI , ^, C2n« (cos a — CCS 9)2
6" = — r^ (COS a — CCS 0)
A* sin2
d'où l'on tire :
dQ l. f j C«nMcosa — COS0)
== i -y (ces a ~ COS 0) 2MK91 ^r^^ 1
Le second membre ayant le signe ± il s'ensuit que l'angle 6 peut croître ou décroître lorsque t augmente.
Si nous supposons f > 0, on aura cos a — cos > 0, d'où > a ; par conséquent, commence par croître, et l'on a d0 > ; il faudra prendre le radical avec le signe + , jusqu'à ce que prenne une valeur p telle que le radical soit nul.
Par conséquent, l'angle croît jusqu'à la valeur pour laquelle on a :
2MAgl sin* — C^n^ (cos a — cos 0) = 0.
Il est évident qu'il existe une valeur de satisfaisant à cotte équation, puisque le premier membre est positif pour = «, et négatif pour — tt. Désignons par T le temps employé pour atteindre cette valeur = ^. A partir de l'instant où = |3, l'angle diminue ; car, s'il continuait à croître, 0' deviendrait imaginaire*: en effet, cos a — cos resterait positif, et le second facteur serait négatif. Or, diminuant, 0' devient négatif, et l'on devra prendre le signe — devant le radical ; décroît en se rapprochant de la valeur
initiale a qu'il prendra au bout d'un temps T. Pour 6:«=a, 9' est nul, et change de signe ; l'angle 6 croît encore depuis a jusque fi dans le temps T, et ainsi de suite.
Donc, r angle 9 varie entre sa valeur minimum a. et sa valeur maximum (3. Uaxe de figure Ox exécute des oscillations isochrones dans le plan zOz^ tournant autour de la verticale Oz^, L'amplitude des oscillations est constante. Ce mouvement oscillatoire est le mouvement de nutation.
La durée d'une demi oscillation est donnée par la formule :
> sin ed9
J |/(cos a — cos9) [ 2Ukgl sin* 9 — (cos a — -cos9) C^i* j '
laquelle dépend des intégrales elliptiques.
De la formule :
A(p' sin* 9 = Cn (cos a — cos 9),
on conclut que <p', c'est-à-dire la vitesse angulaire de la trace OA, est une fonction de 9 seulement, et qu'elle varie périodiquement avec 9. D'ailleurs, pour 9 = «, on a <p' = 0, et, en outre, 9' est toujours de même signe que w. Donc, le plan zOz^ tourne autour de la verticale avec une vitesse angulaire tantôt croissante y tantôt décroissante^ mais toujours dans le même sens.
293. Enfin, la vitesse angulaire w du mouvement de rotation est déterminée par la formule :
qui nous donne, dans le cas actuel,
(o2 = e'* -f (p'2 sin» 9 + n^
ou bien :
G}« s= n* -| -^ (ces a — cos 9).
Il résulte de cette formule que w varie périodiquement entre la valeur minimum n qui correspond à = x^ et la valeur maximum qui correspond à 9 = p.
Gyroscope de Foucault.
294. Le gyroscope est un solide de révolution pesant et homogène animé d'une grande vitesse autour de son axe de figiire, et assujetti à tourner autour d'un point fixe pris sur cet axe. Nous aurons donc (n^ 292) l'équation :
A2 ( — I sin^ 9 = 2UAgl sin» 9 (cos a - cos 9) — C«?i« (cosa — cos 9 )« .
Le premier membre de cette équation étant toujours positif, il doit en être de même du second membre; donc , le second terme — C^n^ (cos a — cos 9)* , qui est négatif, doit être moindre en valeur absolue que le premier terme qui est nécessairement positif. Comme n* est très grand, il en résulte que le coefl3cient
(cos a — cos 6)^ doit être très petit, et, par conséquent, que a et 6 diffèrent très peu l'un de l'autre. Nous pourrons donc poser :
£ étant une quantité très petite en valeur absolue, positive ou négative suivant que l sera positif ou négatif, c'est-à-dire suivant que le centre de gravité sera au-dessus ou au-dessous du point fixe (n^ 288) au commencement du mouvement ; cette quantité e étant très petite, nous pourrons en négliger le carré et les puissances supérieures.
Nous aurons ainsi :
cos a — cos G = e sin a, sin = sin a + £ cos a, sin* = sin* a + 2j sin a cos a ;
d'ailleurs, on a rigoureusement : .
dB dz It'^ di'
et il vient, par conséquent :
A* (-^ J sin* a + 2Â.h l-^) sin a cos a
== 2MAgh sin a (sin* a + 2c sin a cos a) — C*n*£* sin^ a.
Nous négligerons dans le premier membre le produit t ( -^) qui est du troisième ordre, et dans le second
membre le terme 4ilAgh^ sin'^ a cos « qui est du second ordre ; mais, nous conserverons dans le second membre le terme C'^n^e* sin* a qui n'est pas négligeable à cause 4u facteur n^ qui est très grand. Nous aurons alors :
te) ^^
sin* a = £ sin a j 2MAgl sin^ a — C^n* £ sin a { ,
OU bien :
A« Iriy ^ t \ 2MAgl sin a — CW.- j .
Or, le premier membre étant toujours positif, il doit en être de même du second membre ; il en résulte que
s ne peut varier qu entre et — p-â Cette dernière
valeur qui est donc le maximum de s est la limite de la nutation de l'axe ; nous la désignerons par ^i, et nous poserons :
2MAgl sin a
Il vient alors :
En raisonnant comme nous l'avons fait précédemment (n** 292), on verra que, si nous supposons / > 0, e commence par croître, et l'on devra prendre le radical avec le signe +, jusqu'à ce que e prenne la valeur Sj ; à partir de cette valeur, e décroît jusque zéro, et l'on doit donner au radical le signe — .
En prenant le radical avec le sif,nio +, on a :
A cil
dt=^
Cn|/e(,^,)
<l'où, en intégrant,
/ = 7—- arc cos
Qn e.
la constante étant nulle, puisque e = 0, pour ^ « 0.
Cette formule donne le temps écoulé correspondant à un écart égal as. On en tire :
e, /, Cnt\ . ^nt 2MA(7/sina Cn^ E==^-(l-cos— )«=s,sm-g-- C^ïï^— ^^" 2Â-
C'est la valeur de £ en fonction de t ; par suite, on a :
On conclut de ce qui précède que Xaxe ép^-ouve une nulation déterminée par l'équation :
. ,Cn/
Ce mouvement est oscillatoire, et l'on voit que la durée d'une oscillation complète de l'axe autour de la verticale
<}z, est %- ; en effet, pour ^ =- ^ . on a e = e^ , et pour
f^zH^, on a : e = 0. L'amplitude de l'excursion totale Cn
est £,, et la durée de cette excui-sion, c'est-à-dire la
demi oscillation complète, est r; — Ainsi donCj Fincli-
\./it
naison 6 de l'axe Oz sur la verticale 0^, varie entre sa valeur initiale a et la valeur a + e^, valeur plus grande que «, puisque Sj > 0, si l'on suppose l > 0. Il est encore facile de vérifier que, si t augmente
1 2TrA . . , . Ont
de TT-' e reprend la même valeur, puisqu alors -^
augmente de tt.
295. Cherchons maintenant la loi du mouvement fie prècession : elle est donnée pi»r la formule :
A -jj sin- == Cn (ces a — ces 0),
<\o laquelle on tire :
d'p Cntsmy. Cne