‹ Cours de mécanique de l'École politechniqueChapitre 111 sur 374 · On appelle lautochrone toute ligne courbe sur · texte numérisé non relu

On appelle lautochrone toute ligne courbe sur

laquelle un point pesant abandonne sans vitesse initiale

d'un point quelconque de cette

courbe parvient dans le même

'i^ -"^ temps au point le plus bas. La

cycloïde est donc une courbe tautocbrone (293). Nous allons faire voir que c*est la seule courbe tautocbrone dans le vide.

Si Ton appelle t' le temps nécessaire pour décrire AB,

on a

/»* iis

(l) t'\/2g-= I '-;^:^=dXy

et il s'agit de déterminer s en fonction de x, de manière

que la valeur de t* ^2 g" soit indépendante de h.

Supposons 5 développée en série suivant les puissances ascendantes de x :

(2) s = A x" -4- Bx^ -h Cx^ H- . . . .

Comme 5 et x ont leur origine au point B, et qu'on a 5 = 0 pour j: = o, il faut que tous les exposants soient positifs et qu'aucun ne soit o. Le plus petit a doit être

moindre que l'imité; car en B on a — = o ^^ ^ = °^ ' Substituant la valeur de s dans (i), on aura

TINGT-TROISIEME LEÇON. ftlp

et, en faisant x = huj

Jo V/i-« 13)

Cette quantité doit être indépendante de A : il faut donc

que le plus petit exposant de A ou a soit nul, puis-

que s'il était positif on aurait T = o pour A = o, et s*il était négatif on aurait T = oo pour la même hypothèse. Les autres termes doivent disparaître; donc

et par suite

OQ

L'équation s = A^x appartient à une cycloïde. Donc U cycloïde est la seule courbe tautochrone dans le vide

29S. Autrement, si dans 1 équation (i)

* ds

, r^ ds

on pose

on aura

COURS DE MéCANIQtJB.

Cette expression devra être indépendante de h. Posooi X =. hu^ il en résulte

' ff'[hu)(huy'-^du

__/•%' {fin ] hflu r ' y'(/<M)(Att)'— <

ou bien

'KA-^rr:

ii'-«(i — «)■

en posant

Donc

Or --TT doit èire nul . II faut donc que ^'(hu) ou ^'{x) =^ o;

car autrement on pourrait prendre h assez petit pour que de x=o k x = /i, ^'(.r) fût toujours de même signe, et alors Tintégrale, ayant tous ses éléments de même signe> ne serait pas nulle. On a donc

d'où

Donc

ou

i^'(x)=:0 ou 4'(*) = C,

y(jr) = x= aC^Jp

szîz ^^aXf

équation d'une cycloïde.

TIVGT-TllOISTÈME LEÇON. 331

peudulb dans un milieu RÉSISTÀKT.

207. En désignant par R la résistance du milieu, Te- <|uatiou du mouvement sera

Comme il s^agit de petites vitesses, nous supposerons la résistance proportionnelle à la vitesse, et nous poserons

k k dt*

On a 5 = a (a — 6) : donc

k di

' En remplaçant dans Téquation (i) -— par — ^;r7'

nn6 par 0 el R par la valeur précédente, on aura à intégrer Téquation du second ordre

' €Ù* k di a

On a une solution paiticulière de cette équation eu prenant

/" étant une racine de Téquaiion

(3) r'-f-Tr4-^— o.

On a donc

«0, enpo8ant7=y/i-^

aast COURS de mécanique.

La solution générale de Téqualion (2) sera donc

=:[ccos(/yy/f)4-c'sin(/yY/f)]. »^

dt

On déterminera c et c' par les conditions 9 = a, -— = o,

pour f = o, d ou c = a, c= — ; — et r » '2X7

^=-Vf('-ï^)-'"('Vf)''"-

 la iin de chaque oscillation, --- = o, ce qui donne

dt

et

TT /a = 7Vi'

Les oscillations sont isochrones comme dans le vide, et leur durée est augmentée dans le rapport de x à y. Faisant l = nT, on a Tamplitude de la n'*"" oscillation,

donc les amplitudes successives forment une progression

— ÎLHÊ géométrique décroissante dont la raison est p-=e ^y^ .

298. Lorsque le mouvement a lieu sur une cycloïde, toutes les oscillations se fout rigoureusement dans le même temps, en sorte que cette courbe est encore tautochrone dans un milieu qui résiste proportionnellement i la vitesse.

VINGT-TROISIÈMF LEÇON. ftaS

En effet Inéquation du mouvement

dç d.r gv

, . , ds dx $

devient, en remplaçant v par — 5; ®^ 7" P*'^ ■"'

du . ^ "^^ ^g ,^

dr k di a

Cette équation, analogue â Téquation (2) obtenue approximativement au n^ 297, donnera pour T une valeur indépendante de 5«

aa4

COURS DE MéCAlVIÇUtf.

VINGT-QUATRIÈME LEÇON

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