MASSE DES POINTS MATÉRIELS
173. Jusqu^à présent nous n'avons considéré que des forces appliquées à un seul et même point matériel. Nous allons maintenant examiner ce qui se passe quand des forces agissent sur des corps de grandeur finie. Mais quelques remarques sont utiles auparavant»
Concevons qu'un corps soit placé sur un plan horizon* tal et qu^l n'y soit retenu par aucun frottement. Si Ton veut faire glisser ce corps sur le plan, il faut exercer un effort quelconque. Pour expliquer cet effort, on doit observer que si Ton agit sur un corps pour le mettre en mouvement, une réaction en sens inverse s'exerce contre Fagent ou Torgane qui donne le mouvement, et cette réaction est la cause de la sensation que nous éprouvons. En général un corps ne peut agir sur un autre sans éprouver de la part de cet autre une réaction ^ale et contraire.
i74. De ce qu'il faut des efforts plus ou moins considérables pour donner le même mouvement à des corps différents, on doit conclure que ces corps ne contiennent pas des quantités égales de matière. On est ainsi conduit a la notion de la niasse des corps.
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On dit que deux points matériels ont des masses
égales, quand deux forces égales, appliquées pendant le
FIg. 05. même temps à ces deux peints,
n ^ leur donnent le même rnowe»
ment.
II fant remarquer que cette dëfinition ne suppose nullement que les deux points matériels soient formés de la même substance. Quant à réalité des forces, on doit l'entendre comme en statique. Ainsi deni forces sont ^ales si , en les supposant appliquées verticalement aux deux plateaux d'une balance, elles se font équilibre.
i75. Si l'on conçoit une multitude de points matériels ayant des masses égales et qu'on réunisse plusieurs de ces poiats en un seul, on formera des molécules dont les masses auront entre elles des rapports quelconques.