Considérons la surface engendrée par la révolution
d*une courbe plane CD, tournant autour d'un axe Ox situé dans son plan. Prenons cette droite pour axe des abscisses et pour axe des ordonnées une perpendiculaire k Ox située dans le plan de la courbe.
Le centre de gravité de la surface est évidemment sur Ox. On n'a donc qu'à déterminer son abscisse OG = Xi. Soient M (x,y) et M' (x + dx, y-^dy) deux points infiniment voisins pris sur la courbe. On peut regarder la surface engendrée par la révolution de l'arc infiniment petit MM' = ds comme celle d'un tronc de cône dont Taire est alors anyds ; donc si S est la surface engendrée par CD, on aura
dS = TLizydsy d'où
= 2 TT I y ds.
D'ailleurs le moment de l'élément de surface ^S, par rapport à tiu plan zOy perpendiculaire à Ox, est '^'Rxyds-^ car x est l'abscisse du centre de gravité de Té-
54 COUKS DE MÉCASIQCE.
lément à an infiniment petit près ; le moment de la surface totale est Sxi : donc
r, = air I xjds.
84. Si Tare CD tournait autour de Taxe des j, en nomfie- 35. mant G' le centre de gravité de
'l la surface ainsi engendrée, on
FI J? aurait
S'XOG Maison a
xydU.
SXOG
don
S'xOG'zirSxOG,
relati<m qui fera tiourer rone des quatre quantités S, S', <Xï, OG', quand on connaitra les trois autres.
CBSTIS DE GEATnt D^ITBB ZOSB SPBÉEIQUE.
85. Soit CD un arc de cercle qui, en tournant autour Fiç. 36. ij^ Ox, engendre la zone dont
ou Teut aToir le coitre de gra- Tité. Posons
OA = tf, OB=*, OE = li, nous aurons
d'où
ou
S = 2xr j'ds=iiic j R«Lc
S==2tR ^ — <r\
et ensuite
a Ja
donc
h -ir a
Ainsi, le centre de gra^fité d'une zone sphérique est sur le diamètre perpendiculaire aux deux bases et à égale distance de ces bases.
CEUTRE DE GKÀYITÉ d'uHE ZONE CTCLOÏDÀLE.
86. En prenant les axes comme au n^ 69, l'équation Fip. 37. ^^ '* cycloïde sera
d'où
ilx Ja as = — =-
et
Or
dx
Spc
/ ^--=r-«= i jrd{iispi:)=z ^y\pc — 2 i >Jxdjr
OU enfin
Si l'on veut obtenir l'aîre engendrée par l'arc CM, on aura S = o pour ar = o. On a donc
56 COURS DE MÉGAMIQUE.
donc
(2) S=r4irjv'«.rH 1^ (a — x)' 5—
Maintenant
Sx,= 2 7r ^ j jr ^.dx;
mais
1 y sjxdx= j yd f ^-^^J =3*/^'-^ — â / ^^ ^^ :=.'^xy s[x — — \ X sfcT—x dx = -xx^-+-2 / {a--xY dx 5- 1 [a^xY dx.
Eq effectuant ces dernières intégrations et déterminant la constante arbitraire par la condition que Sxi soit nul pour orso, on aura
i Sx, = ^ -Kxy ^Hx H Tffl' (a — xY
d'où l'on déduira x^.
87. Si Ton veut avoir le centre de gravité de la surface engendrée par la demi*cycloïde; il faudra faire
ce qui donnera
x=a, jr= — ,
S = 27ra* ( TT — ^ 1 ,
(loù
TT
TT — ■;r
THÉORÈMES DE GULDIN.
88. Soient CD une courbé plane, l sa longueur ot Fig. 38. g ( JTi, /i ) son centre de gravité ;
y ^^ as étant la différentielle de cet
c,/^ arc, on a
Maintenant, si S est Taire de la surface engendrée face b révolution de CD autour de Ox^ on a
S=27r Ijrds;
on aura donc
S = 27rj, x/,
d'où l'on conclut ce théorème :
La surface engendrée par la réi^olution iVune courbe plane autour d^un axe situé dans son plan, a pour mesure la longueur de la courbe multipliée par la circonférence que décrit son centre de grai^ité.
89. Si la courbe, au lieu d'accomplir une révolution entière, ne tournait que d'un angle d, en appelant S' l'aire engendrée, on aurait
d'où
S'rr: 9
ÔJ../.
Or ôyi est Tare décrit par le point g ; on peut donc
58 COURS DE MÉCÀIÎIQUE.
dire aussi que : La surface engendrée par une courbe plane tournant d\tn angle quelconque autour d^une droite située dans son plan est égale à la longueur de la courbe multipliée par l'arc que décrit son centre de gravité,