‹ Cours de mécanique de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 52 sur 127 · CAS PARTICULIER OU LA RÉSISTAKCE DU MILIEU DEVIEHT MULLE · texte numérisé non relu

CAS PARTICULIER OU LA RÉSISTAKCE DU MILIEU DEVIEHT MULLE

201 . rious avons vu que la résistance du milieu avait pour expression

Il suit de là qu'en faisant ft^ec, on a R^o. Celte hypothèse doit donc faire retrouver les lois de la chute des corps pesants dans le vîde. Mais comme les formules se piésenteut alors sous une forme indéterminée, nous

SL —€L tillons remplacer dans ces équations e et e par leur

développement en séries conver-genies. Or on a

fr S' fi''' ?'''

l44 COURS DE IfÉCAMQOK.

d'où l'on déduit

SubstituaQt ce résultat dans l'équation

et faisant les réductions, on trouve pour A =: co Maintenant l'équation

devient par la substitution

Si l'on développe 1 1 i-H ^-yj- -+-...} en série, on aura

a étant la somme des termes qui s'évanouissent pour /• := 00 . Donc à cette limite on a

SEIZIÈME LEÇOK> l45

SEIZIÈME LEÇON

SllTE DU MOUVEMENT DES CORPS PESANTS.

HoQTenieiit d'un corps peaaal lancé de bas en haut. — MoaTcment d'un corpi p*9aDt dam qd milieu qui résiste comme la Titease. — Chute d'un corps dans le vide en ayant égard k la variatiou d'ialensité de ta pesaDteur. — Cas particulier d'un corps placé ï une petite distance de la lurrace terrestre.

HOUVEUENT d'uN CORPS PESANT LANCÉ DE BAS EM HAUT.

202. Supposons maintenant que le corps considéré ait un mouvement vertical, mais de bas en haut, dans le milieu résistant. En conservant les mêmes notations. — mg — R

sera la force motrice du mobile, et sa force accélératrice sera

puisque la pesanteur et la résisiancc du milieu sollicitent le corps en sens inverse de son mouvement. On a donc ici

et si l'on pose encore

il vient

gdt i- de

Intégrant et déterminant la constante, par la condîtîon

que pour t = o on ait v ^ a, <i étant la vitesse initiale

STtaa.— iléc, 1. lO

l46 CODBS DB MiClNIQDE.

du mobile, on a

(3) y = arctang j — arcung--

203. Celte équaiioii donne le temps eri fonction explicite de la vitesse. Pour en déduire ta vitesse en fonction du temps, posons

arc lang -r =p, arc tang j = ?t ou aura

et

Remplaçant tangy par ^ et tang j pai

Xcos^

20i. Pour obtenir x ou l'espace parcouru au bout du temps t, on observera que le numérateui* de v multiplié par dt est, à un facteur constant près, la difTérentielle du dénominateur. Donc, si l'on intègre et qu'on détermine la constante par la condition que l'on ait simultanément j: = o ei t = o, ce qui revient à placer l'origine des abscisses au point de départ du mobile, on a

„ea-,..t'\.

SEIZIÈME LBÇOS. 1^7

205, Quand on veut exprimer x en fonction de c, on fait usage de la formule

qui devient, en remplaçant (f par sa valeur (202),

oa

-iqrTT = =?''■-■

Intégrant et déterminant la constante, de manière que l'on ait à la fois x:=o et v=z a, on a

206. II y a un insianl où le corps cesse de monter. Si 6 est le temps de î'ascension et h la hauteur la plus grande à laquelle parvient le mobile, on aura, en faisant f=o dans les formules (4) et (6),

langÇ^^, d'où e^^arctanej

Parvenu à cette hauteur, le mobile commence à descendre, et si l'on appelle a' la vitesse qu'il possède lorsqu'il est revenu au point de départ, on aura, en faisant x = h, v=^a' dans la formule (8) du n° 199,

On a donc

d'oà l'on tire

Celte formule fait voir que a'est toujours moindre que a. 207. Pour déterminer le temps 6' de la chute du corps, on remplacera, dans la formule (5) du n° 197,

cpar a' etï par 9

et si l'on nomme T le temps lolal que le mobile met à revenir à sa position initiale, on aura T = e + 9'

arc taug t + 1 -

Les quantités o et g' sont supposées connues ; le temps T peut être obtenu par l'expérience : cette dernière relation peut donc servir à déterminer la constante A pour un mobile donné.

MOUVEMENT D OH CORPS PESANT DANSCH MILIEU QCI DÉSISTE COMME LA VITESSE.

208. Quand le mobile possède une très-petile vitesse, on peut regarder la résistance du milieu comme proportionnelle à cette vitesse. Si le corps descend, il faudra poser

dt~^ k ou (.\ gdt J^

Intégrant et déterminant la constante par la condition

SEIZIEME LEÇon.

qu'on ait à la fols f = o, c = o, on a

d'où

Multipliant par dt et intégrant,

..-?(,-rî).

la constante étant déterminée par la condition qne x = o pour t ^ o.

HOUVEMEHT d'uN COBPS DÉNUÉ DE PESANTEITK DAHS UN MILIEU QDI DÉSISTE COMME LA KACINE CARDÉE DE LA VITESSE.

209. Ce cas est intéressant, parce qne le mobile (iuit par s'arrêter et que celte circonstance répond à une solution particulière de l'équation dilTérentielIe.

La résistance du milieu, seule force qui sollicite te mobile, agissant en sens inverse du mouvement, on aura

Comme l'unité de vitesse est arbitraire, on peut la choisir de telle sorte que a^a. Alors l'équation précédente revient à

Intégram et supposant v=ia pour ï ^ o, on aura

on

De cette équation on déduit

<ir = {^/a — iftit.

l5o COVBS DE MÉCÏNIQVi:.

d'où l'on lire, en intégrant et supposant x^o pour

210. La formule (3) fait voir que si t augmente en restant moindre que ^, c diminue, et que i' = o pour

I = ^ ; on a en même temps x = — = — Ainsi le mobile

la force accéléralrice est nulle en ce moment, le corps restera iudéûniment en repos. Cependant les formules (3) et (4) ne conduisent pas à celte conséquence; car c ctx varient pour f^y/a. Mais, si l'on remonte à l'équalion (i), on voit qu'elle est satisfaite par f =: o, que! que soit d'ailleurs t. Celte solmion particulière s'applique aux cas oàt^ija; maïs elle ne peut s'appliquer au cas où l<^ \Jay car au moment du départ la vitesse du mobile est a et non o. Ainsi, quand on a f <^ \/a, on doit appliquer les formules (3) et (4)i et la solution particulière quand on a i^\f^-

CHVTE n'uN CORPS Di»S LE VIDE EN ATAKT ÉGAItD [ DE Ll PESANTEOR.

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